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Le pollen Sommaire : La cire - La gelée royale - Le miel - Le nectar & sa récolte - Le pollen - La propolis - Le venin Contenu de la fiche : Le pollen - Couleur de quelques pollens - Récolte du pollen - Composition - Extraction du pollen du miel - Préparation du pollen de fleur (pollen de référence) Recolte du pollen Les abeilles récoltent le pollen en "passant" par les fleurs, leurs poils fourchus accroche une multitude de grains de pollen, au point qu'elles sont parfois presque complètement teintées de jaune, le jaune est cité uniquement parce que c'est la couleur la plus courante et très voyante sur sa toison foncée. Lorsque l'abeille est bien "enduite" de pollen, elle débarrasse la partie avant de son corps avec les pattes de devant humectées d'un peu de nectar recueilli par sa langue dans la fleur (il ne faut pas oublier que la fleur émet ce nectar pour attirer l'abeille qui doit assurer la pollinisation), avec les pattes du milieu, qu'elle enduit aussi de nectar, elle recueille le pollen de l'arrière du thorax et de son dos et la pâte molle formée de nectar et de pollen est ensuite envoyée vers les pattes arrières et accolée à un "clou", légèrement courbé, qui se trouve planté au centre d'une partie creuse de la cuisse, la corbeille à pollen, disposée sur chacune des pattes arrières, les corbeilles sont orientées vers l'extérieur, et, pour éviter les pertes il y a de petits "clous" (poils raides) situés sur le pourtour de la corbeille, inclinés vers l'intérieur. Le détail des pattes et de leurs peignes à pollen sont décrits en détails dans une autre leçon. Pour récolter du pollen, l'apiculteur utilise un piège à pollen, c'est une "boîte" accolée au trou de vol, dans cette boîte il y a une plaque perforée de trous d'environ 6 mm que les abeilles doivent emprunter pour entrer dans la ruche, ce faisant elle perdent leurs pelotes de pollen qui tombe au travers d'une grille, dans un petit tiroir. Ce piège ne doit être placé que pendant quelques heures tous les trois jours pour que l'élevage d'ouvrières ne soit trop perturbé, le pollen doit être recueilli et séché de suite, il sera conservé dans des flacons hermétiques à l'humidité. Composition Le pollen est constitué de protéines (acides aminés) et des lipides (graisses), lorsqu'il est ramené à la ruche il contient en plus des glucides (sucres) et de l'eau venant du nectar, c'est pourquoi il faut sécher celui que nous pourrions récolter pour enlever cette eau qui empêche la conservation, l'humidité fait moisir le pollen et fermenter les sucres. Il contient, comme toutes les matières vivantes, des minéraux et des oligo-éléments, il est difficile de s'en passer car les êtres vivants ont tous besoin d'eau, on trouvera donc chez eux des traces de tous les minéraux dissous dans l'eau, et il y en a pas mal, il est incontestable qu'ils sont utiles, ils sont difficiles à éviter, tout ce que l'on mange en contient généralement en quantité adéquate. Protéines ± 22 % Extraction du pollen du miel Pour connaître les plantes visitées par les abeilles, pour récolter votre miel, il suffit de recueillir le pollen qu'il contient, les grains seront comparés avec des échantillons de référence, après quelques déterminations les pollens courants ne posent plus de problèmes, bien sûr il y en aura quelques-uns qui seront classés dans les inconnus. Le comptage des différents grains de pollen peut être indispensable, si l'on veut qualifier le miel par un nom de fleur, par exemple "Miel de tilleul". Extracxtion Un échantillon de 15 g de miel est dilué par 30 ml d'eau distillée et centrifugé 5 minutes à environ 3000 tours par minutes, le surnageant est versé, puis les tubes sont remplis avec de l'eau distillée, agiter énergiquement et recentrifuger. Le surnageant est éliminé lentement, laisser égoutter quelques minutes et prélever une partie du culot de centrifugation avec un petit fil de platine (si on n'est pas riche de l'inox fera l'affaire), déposer l'échantillon sur une lame porte objet pour être examiné au microscope. Numérotation Pour l'analyse pollinique d'un miel, on identifie à un grossissement d'environ 300 X, au moins 100 grains de pollen, en déplacements continus, sans choisir. Chacun des grains, identifiés ou non, est comptabilisé par espèce, et ramenés en % . Lorsque le pourcentage d'une variété atteint ou dépasse 45%, ce pollen est dit dominant et le miel peut porter le nom de la fleur qui l'a fourni. Lorsque le pourcentage se situe entre 15 et presque 45% ce pollen est appelé d'accompagnement, et isolé s' il est intérieur à 15%. Avertissement Pour les préparations suivantes un solvant des graisses est nécessaire, soit le chloroforme, dangereux, ne pas le laisser exposé à la lumière ni respirer au goulot du flacon, la lumière le dégrade en phosgène, très toxique, un autre solvant, l'éther, peut être utilisé au dehors, car il est très inflammable et ses vapeurs sont explosives, lors de l’utilisation des solvants, il est déconseillé de fumer, pour l’éther, à cause de l’inflammabilité, pour le chloroforme parce que sa vapeur en passant par la partie chaude de la cigarette se transforme en poison, sachez aussi que la gélatine glycérinée n’est pas comestible, attention aux enfants, il ne faut jamais laisser à leur portée des réactifs ou des solvants réservés aux travaux de laboratoire. Préparation du pollen de fleur (pollen de référence) Récolter des fleurs fraîchement ouvertes, les laisser 24 heures dans un récipient contenant de l'eau de ville, à l'abri des courants d'air puis prélever les anthères. Les anthères sont plongées dans l'éther ou le chloroforme pour les dégraisser. Elles éclatent et se vident du pollen qu'elles contiennent. Les morceaux d'anthères sont éliminés avec des brucelles et le solvant est décanté, le peu qui reste est évaporé. Montage du pollen sur lames Pour monter le pollen sur lame, déposer une goutte d'eau sur la lame porte-objet, y diluer un peu de pollen, sécher, puis sur la lame chaude (50°) déposer une goutte de gélatine glycérinée fondue au bain marie et couvrir d'un couvre objet, luter les bords avec du vernis (à ongles). Préparation de la gélatine glycérinée Tremper 2 heures, 7 g de gélatine (en feuilles) dans 40 ml d'eau distillée, tiédir, incorporer 50 ml de glycérine et 0,5 g de phénol. chauffer au bain marie bouillant pendant 15 minutes. Refroidir lentement, les impuretés éventuelles se séparent par décantation, après gélification les bouts peuvent être coupés pour enlever les parties souillées. Texte : Robert Devleminck - "Institut apicole de Charleroi - Ransart" Rédaction & photos : Bernard Leclercq |
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