SCOOPS SUR L'ALLERGIE

Chiens et chats protègent nos petits des allergies !

A l'encontre des idées reçues, une étude démontre que les enfants élevés durant leurs premières années au contact d'un compagnon à quatre pattes, présentent un risque moindre de développer par la suite des allergies.

Depuis toujours, on déconseille aux familles d'avoir un animal dans la maison, car il peut augmenter le risque de devenir allergique plus tard. Aujourd'hui, les résultats d'une étude américaine réalisée à partir de 474 bébés suivis depuis la naissance jusqu'à l'âge de 7 ans, nous affirment rigoureusement le contraire.

Ces chercheurs ont tout simplement comparé un groupe de 184 bébés ayant vécu en compagnie d'au moins deux chiens ou chats, à un groupe de 220 bébés sans contact étroit avec les animaux.

Surprise, à l'âge de 7 ans, les enfants vivant avec nos amis les bêtes ont deux fois moins de risque de devenir allergiques selon les tests cutanés classiques permettant de détecter cette affection.

Ces résultats concordent avec la théorie hygiéniste selon laquelle le nombre d'enfants asthmatiques s'accroît car notre mode de vie devient de plus en plus aseptisée.
Ainsi, lorsque les enfants jouent avec des animaux domestiques, ces derniers les lèchent et transmettent ainsi nombre de bactéries qui contribuent à modifier la façon dont notre système immunitaire répond aux substances potentiellement allergènes.

Dr Isabelle Eustache
http://www.e-sante.fr/francais/article_5959_18.htm

Lu dans le Ciné-Télé Revue - février 2004

En ce qui concerne les réactions allergiques humaines, qui vont de la rhinite à l'asthme, le pelage de nos animaux familiers est souvent incriminé, le chat et les rongeurs étant plus particulièrement pointés du doigt.  Face au discours radical de certains pneumologues ou ORL qui ordonnent de se séparer du "fautif", des études récentes ont démontré que les patients qui ont quand même gardé leur ami félin voient leurs symptrômes s'atténuer par rapport à ceux qui n'ont plus de contact direct avec des allergènes pileux.  Un paradoxe à prendre en compte avant toute cruelle décision...

Commercialisation d'un nouveau système de traitement des allergies nasales par photothérapie TREBS BIONASE

Note de la webmistress : je ne m'engage pas quant à la validité des infos contenues dans cet article. En effet, j'ai demandé à essayer le produit et on m'a simplement proposé de me le vendre à prix réduit.  Je vous laisse donc seuls juges quant à l'efficacité de l'appareil et à la véracité des témoignages.  Je me devais cependant de faire savoir qu'un tel système, efficace ou non, existe.  A vous de voir... et de m'apporter votre témoignage, le cas échéant.

L'émission d'une lumière rouge sur une fréquence d'onde spécifique ( 660 nm.) permet de protéger les cellules des muqueuses nasales contre les stimulateurs d'allergie comme les pollens, acariens et animaux domestiques. 

Ce système est testé cliniquement, est très simple, ne provoque aucun effet secondaire, peut être utilisé à domicile, provoque un effet de soulagement rapide, peut à long terme développer une résistance aux causes de stimulateur d'allergie, est approuvé en tant qu'aide médicale d'après la Directive Médicale Européenne 93/42/EEC,

Informations achat(Rubrique Innovations) Témoignages - étude clinique

Des chats non allergènes pourraient bientôt voir le jour

Un chercheur de l'Université du Connecticut est occupé à mettre au point une technique pour créer un chat qui ne cause pas d'allergie. Il veut produire un embryon sans les cellules allergènes pour ensuite cloner, avec la nouvelle technique, des milliers de chats. Le professeur Xiangzhong Yang, spécialiste du clonage au Centre de biotechnologie de l'Université du Connecticut, espère pouvoir parvenir à créer un tel animal rapidement. Il est associé à l'entreprise Transgenic Pets. Lu sur tomandco.com


Une spéciale allergie sur 30 millions d'amis le 15 mars 2003

Cette émission, très intéressante est reproduite dans son intégralité :

Attention, avec l'arrivée du printemps, les allergies reviennent. Que vous soyez allergiques au pollen, aux poils ou aux plumes d'animaux, ou prédisposés aux crises d'asthme, il va falloir redoubler de prudence.  Se prémunir contre les allergies demande en effet une hygiène de vie très stricte.  Beaucoup d'interdits. Entre autres, les animaux.  Pourtant les choses changent.  Selon une récente étude américaine, les enfants vivant avec des chiens et des chats développeraient deux fois moins d'allergies que ceux qui n'en fréquentent jamais.  Un exemple de cette cohabitation possible avec la famille Mazet.  Edith est asthmatique depuis plusieurs années et pourtant, elle n'a jamais accepté de se séparer de ses animaux.

Edith : "Je vous présente Sam, il vit depuis cinq ans dans notre famille.  Il vient de la SPA.  Il est super mignon et je l'aime beaucoup." Elle ne se contente pas de caresser Sam son chien, elle nourrit aussi ses canards.  Tant pis pour les plumes, les allergies n'ont qu'à bien se tenir. Mais son préféré c'est son cochon d'Inde.  Charlie partage ses joie et ses peines : "Je vous présente Charlie, il a quatre ans et demi et c'et un petit ange, c'est mon compagnon qui me suit partout, c'est mon petit bébé à moi". C'est un compagnon omniprésent dans sa vie.  Une situation qui a d'abord inquiété le monde médical.  Mais malgré la maladie de leur fille, les parents d'Edith ont préféré ne pas bouleverser la vie de l'adolescente.

Sa maman témoigne : "On s'est aperçu que c'était des toux asthmatiformes.  Je l'ai emmenée voir un spécialiste.  Quand il a su qu'on avait Charlie le cochon d'Inde, il nous a demandé de nous en séparer, mais c'était demander beaucoup pour Edith de se séparer de son animal.  On a fait un peu attention. J'évitais au début qu'elle l'emmène au lit avec elle mais on s'est aperçu qu'en fait ce n'est pas ce qui déclenchait ses crises d'asthme".

Edith précise ne pas avoir peur d'avaler du poil de Charlie, ça ne déclenche pas d'allergie. Lors de ses crises d'asthme, la présence de son cochon d'Inde l'aide à tenir le coup, à se calmer et à être moins stressée. "Je fais des crises d'asthme avec le stress et le sport, qd je fais de la course.  Certains disent qu'il ne faudrait pas d'animaux. Mais ça apporte des choses.  Le médecin qui me suit n'était pas trop d'accord mais maintenant il est obligé d'accepter car je veux vivre avec."  Sa maman précise : "Il ne fallait pas avoir d'animal à la maison c'est sûr.  Il fallait s'en séparer mais Edith n'était pas d'accord, ne voulait pas qu'on se sépare des animaux, ce qui est tout à fait normal, quand on a des bêtes il faut assumer et ne pas les abandonner.  On a continué à vivre normalement."

Le dilemme de la famille Mazet est partagé par de nombreux parents d'asthmatiques, écartelés entre l'avis des médecins et l'amour de leurs enfants pour les animaux.  Mais Brigitte et son époux ont très vite compris que la présence de Charlie était indispensable à leur fille : "ça lui sert de thérapie et psychologiquement ça l'aide à gérer ses crises avec Charlie. ça sort avec Charlie."

Edith a maintenant rendez-vous avec le professeur Pierre Cholet.  Elle est stressée et sait que la présence de Charlie auprès d'elle n'est qu'une tolérance qui est soumise à l'évolution de la maladie. Le professeur Cholet intervient : "il est fondamental de prendre en charge l'environement aérien des enfants asthmatiques, savoir si oui ou non il y a à la maison des animaux, ce qui est souvent le cas, autour des enfants.  Quand on démontre avec un test cutané que l'enfant, l'adolescent, est effectivement allergique aux animaux, par exemple aux poils de chat, ce qui est le plus fréquent, nous avons un peu changé d'attitude actuellement : on peut vivre avec ce chat et on va voir comment.  A la différence des années précédentes, on apprend à gérer le chat à l'intérieur de la maison. Exemple : il est préférable que la litière et la gamelle ne soient pas dans la chambre de l'enfant.  Il faut se débrouiller pour que l'enfant asthmatique ne dorme pas avec le chat.  Il peut jouer avec lui mais il faut essayer de minimiser les temps d'exposition en face des allergènes.  Mais la relation à l'animal est une relation qui nous intéresse parce que dans la stabilité de l'enfant, c'est une partie intéressante qu'il faut conserver et même peut-être développer, car si l'enfant est bien sur le plan corporel, il fera moins d'asthme, sera moins inquiété, aura moins de possibilités de déstabiliser sa maladie asthmatique".   La petite est rassurée, ses animaux ne lui seront pas retirés.  Pour autant, elle sait qu'elle doit rester très prudente.  

Vous l'aurez compris, se séparer de son animal à plumes ou à poils lorsqu'on est asthmatique n'est pas inévitable.  Vous pourrez en discuter avec votre médecin. - 30 millions d'amis

Les enfants protégés de l'asthme grâce aux chats et aux chiens

Un nouveau-né vivant dans sa première année au sein d'un foyer habité par des chats et des chiens serait moins sujet à l'asthme infantile.  L'enfant serait par la suite moins sensible à de multiples allergènes.

Cette conclusion d'une étude scientifique nord américaine relancera sans doute le débat sur l'allergie et les animaux de compagnie.  

Les enfants qui vivent en compagnie de deux animaux de compagnie ou plus ont deux fois moins de chances de développer des allergies communes à la poussière, aux champignons qui se trouvent dans l'air, aux allergènes végétaux... A condition d'y être présenté très tôt, avant un an, et de côtoyer plusieurs animaux !  

835 enfants ont été inclus dans cette étude menée dans un faubourg de Detroit, dans le Michigan (Etats-Unis).  Ils ont été suivis de la naissance à l'âge de 7 ans. "Nous avons commencé notre étude en voulant vérifier que l'exposition précoce aux chats et chiens augmentait le risque d'allergie, et les données ne sont pas allées dans le sens que nous pensions.  En fait, elles ont montré exactement le contraire.", relate Dennis R. Ownby, responsable de la section allergologie et immunologie de l'université de Georgia.  Les chercheurs ont une hypothèse pour expliquer la protection apportée par le biais de l'animal à la résistance aux allergènes.  Dennis Ownby pense qu'en étant exposés aux chats et chiens, les enfants sont confrontés à des endotoxines qui sont connues pour renforcer leur système immunitaire.  Ce n'est pas tant l'exposition aux allergènes mais à une endotoxine qui aurait un effet protecteur. "On a dit aux allergologue pendant des décennies qu'avoir des chats et des chiens à la maison n'était pas une bonne chose... ce que nous avons pensé pendant des années est faux", conclut le professeur Ownby.  Ainsi, les couples qui vont avoir un enfant n'auront plus d'excuses pour abandonner leur animal !

Article provenant de Côté Chat - novembre 2002 - merci à Nathalie Petit, rédactrice en chef, qui m'a autorisée à le reproduire

Petite précision quant à cet article :

SOURCE : Le Quotidien du Médecin

L'asthme de la mère favorise l'allergie au chat chez son enfant
Une nouvelle étude vient confirmer le rôle protecteur d'une exposition précoce aux allergènes de chat chez l'enfant. Publiée dans le « Lancet », elle apporte cependant une précision importante : cet effet ne concerne pas tous les enfants. Ceux dont la mère est déjà asthmatique ont, au contraire, un risque accru de développer un asthme.
Les études actuelles tendent à prouver qu'une forte exposition aux allergènes d'animaux, notamment de chats, diminue le risque allergique chez l'enfant (« le Quotidien » du 30 août 2002). Cet effet protecteur est une nouvelle fois confirmé par une étude américaine, coordonnée par le NIH (National Institutes of Health), le NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases et le NIEHS (National Institute of Environmental Health Sciences). Ses résultats, publiés dans le «Lancet» apportent cependant une nuance importante : si le contact précoce avec les chats est bénéfique pour la majorité des enfants, certains devront éviter leur présence à la maison, en particulier ceux dont la mère a déjà des antécédents d'asthme.

Les 448 enfants suivis dès la naissance jusqu'à l'âge de 5 ans avaient tous, en effet, des antécédents familiaux d'atopie, par leur mère ou leur père. Parmi eux, seuls ceux dont la mère était asthmatique ont présenté un risque plus élévé de dyspnée asthmatiforme lié à une exposition aux allergènes de chat.

Un risque multiplié par 2 : Juan C. Celedon et coll. tentaient, par ce travail, de mesurer l'association entre l'exposition à des animaux domestiques (chats et chiens) et l'apparition de signes d'asthme (respiration sifflante persistante). Pour cela, le taux d'exposition aux allergènes a été mesuré au domicile des enfants au 2-3e mois et un questionnaire (tous les quinze jours pendant deux ans, puis tous les six mois) devait recenser les événements cliniques de la vie de l'enfant.
Eu égard au risque allergique, l'analyse a fait ressortir deux groupes d'enfants : ceux dont la mère souffre d'asthme et ceux dont la mère est indemne de la maladie. Aucune association n'a, en effet, été retrouvée entre le statut allergique du père et le risque d'asthme chez l'enfant.
Parmi les enfants dont la mère n'a aucun antécédent d'asthme, ceux qui ont été très tôt en contact avec des allergènes de chat ont présenté moins de signes d'asthme que ceux qui n'ont pas été exposés à ces allergènes. Cette diminution de 40 % du risque s'est maintenue tout au long des cinq années de l'étude. Le taux d'IgE total à 2 ans,
également plus faible dans ce groupe, témoigne probablement d'une modification de la réponse T-helper 2.
A l'inverse, si la mère est asthmatique, le risque s'élève en cas d'exposition précoce aux allergènes et croît régulièrement chaque année : 2 fois plus important à l'âge de 3 ans, il est plus du triple de celui observé chez ceux qui n'ont pas été exposés.
« C'est la première fois qu'est mise en évidence l'influence de l'histoire médicale de la mère sur le lien entre exposition aux allergènes et risque d'asthme chez l'enfant. » On ne sait si cette influence est due à des facteurs génétiques ou environnementaux.
Les auteurs précisent que cette relation n'existe pas pour les allergènes de chien qui n'influent pas sur la fréquence des signes respiratoires. Selon eux, une des limites de l'étude est que l'existence de tels signes avant 5 ans ne permet pas de prédire la survenue ultérieure d'un asthme, même si elle en accroît le risque. Avec l'accord
des parents, l'étude devrait se poursuivre. Cela permettra de tester le groupe à risque pour les allergènes de chat et d'acariens, ce qui n'a pu être fait dans cette première phase. Les auteurs vérifieront par ailleurs que l'effet protecteur se maintient dans l'autre groupe, au-delà de l'âge de 5 ans.
Dr Lydia ARCHIMÈDE. « Lancet », vol. 360, 7 septembre 2002, p. 781-782

 

Une explication psychologique à l'allergie ?

 Il en va de même pour les allergies. Par exemple, une allergie au chat sera en relation avec un conflit ancien de séparation simple avec un chat. Chaque chat rappellera la séparation et sa solution. L'allergie ne se manifeste qu'en phase de résolution de conflit.

On y croit ou on n'y croit pas... Si vous y croyez, vous trouverez des détails sur : http://www.alasanteglobale.com/outils.html

Quelques articles trouvés sur le net...

Si en cas d'allergie au chat confirmée, une séparation d'avec cet animal domestique s'avère impossible, la castration des chats mâles semble diminuer la concentration des allergènes, comme d'ailleurs le toilettage régulier de ces animaux (des deux sexes). Plus d'info

Toutes les études démontrent qu'il existe un lien entre l'allergie aux chats et l'asthme : les spécialistes sont unanimes. Par contre, il ne semble pas qu'il soit utile de se passer de la présence d'un chat au domicile pour limiter ce risque, au contraire... Une étude parue dans le "Lancet" montre que l'allergie aux chats n'est pas dose-dépendante, et qu'une exposition modérée aux allergènes du chat peut se révéler plus allergisante qu'une exposition intense. L'étude a été réalisée par une équipe d'allergologues Américains de Virginie. Ils ont analysé l'exposition aux acariens et aux chats de 226 écoliers Américains : 47 d'entre eux présentaient une hyperréactivité bronchique. L'exposition aux allergènes a été divisée en trois catégories : faible, moyenne et élevée. L'analyse des résultats montre que l'exposition élevée aux acariens entraînait plus de sensibilisation que l'exposition élevée aux chats. Il apparaît même que le risque de développer une sensibilisation aux chats est plus élevé lorsque l'exposition aux allergènes du chat est modérée.
Les auteurs concluent en précisant qu'il est inutile de se débarrasser d'un chat préventivement pour éviter l'apparition d'une sensibilisation : dans certains cas, la présence d'un chat à la maison ( et donc avoir une exposition élevée à l'allergène ) peut avoir un rôle protecteur... http://www.animal-passion.be/article.php?sid=67

Tout le monde pense que le chat est un puissant allergène en ce qui concerne l'asthme.
Ce n'est pas totalement faux mais un médecin américain vient cependant de démontrer qu'il n'est pas nécessaire de se débarrasser de votre animal de compagnie, lors de l'arrivée de votre enfant, par peur qu'il souffre d'allergie. Le Dr Platts-Mills a mené une étude à ce sujet auprès de 226 enfants de 12 à 14 ans et a réussi à démontrer que les enfants les plus exposés étaient ceux qui n'étaient qu'épisodiquement en contact avec un chat, alors que ceux qui vivaient réellement avec cet animal l'étaient nettement moins. Toutefois, si votre bambin présente des réactions allergiques, vous ne devez pas hésiter à vous séparer de votre chat, d'autant plus si ce dernier a les poils noirs car il a également été prouvé qu'un pelage sombre était deux à quatre fois plus allergisant qu'un pelage à poils clairs. http://www.babyfrance.com/nouvelle/allergie_chat.htm

Habitat, asthme et maladies allergiques

Il ne se passe plus un congrès de pneumologie ou d’allergologie où le rôle protecteur, tant des microorganismes que de l’exposition à de fortes doses d’allergènes, ne soit largement exposé et discuté. Ces débats de spécialistes sont désormais connus du grand public, puisque les principaux médias ont récemment souligné que la bonne méthode pour éviter l’allergie au chat était d’y être très fortement exposé durant la première année de vie. Ainsi, deux grandes hypothèses sont à l’heure actuelle très fortement débattues. La première, l’hypothèse hygiéniste, qui soutient que l’absence d’exposition suffisante aux microorganismes au début de la vie est responsable de l’augmentation des maladies allergiques. Les tenants de cette thèse s’appuient sur des études épidémiologiques qui ont démontré que les petits bavarois entre autres suisses et autrichiens qui vivent dans des fermes traditionnelles sont moins allergiques que leurs homologues citadins. Cependant, s’il est certain que ces petits fermiers sont moins allergiques, le ou les facteurs responsables ne sont pas encore précisés. En effet, les endotoxines apparaissent comme un excellent candidat, stimulant l’immunité infectieuse et bloquant ainsi les anticorps de l’allergie. Cependant, pour prouver une relation de cause à effet, il faut un certain nombre de critères comme ceux énumérés par Bradford Hill (celui qui a démontré le lien entre le tabac et le cancer du poumon). Or, seuls deux de ces critères sont actuellement remplis, et il nous manque cruellement des études épidémiologiques prospectives mettant en évidence une relation entre l’exposition aux endotoxines et la faible apparition de maladies allergiques. Quant à la deuxième hypothèse, il s’agit de l’apparition d’une tolérance induite par une exposition à de fortes doses d’allergènes. Là encore, il convient d’être prudent, car selon les études les résultats sont contradictoires. De plus, si induction de tolérance il y a, personne n’en connaît la durée, et bien entendu elle n’est pas absolue. Ainsi, une partie des enfants exposés à de fortes doses d’allergènes de chat pourraient produire des anticorps de l’allergie (IgE), et l’association d’IgE dirigées contre les allergènes de chat et la présence d’un chat peuvent entraîner des symptômes, et cela est démontré depuis de nombreuses années. Malgré l’intérêt de ces études, il est urgent d’attendre… - Professeur Frédéric De Blay, Hôpitaux de Strasbourg

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