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Accueil > Méditer > Pensées hebdomadaire 3

Pensées hebdomadaires

3me liste

Voici un certain nombre de courtes réflexions autour d’un texte de la Bible. La plupart ont été publiés dans le calendrier Méditations quotidiennes, que vous pouvez trouver dans les librairies chrétiennes. (Si vous voulez les reproduire ailleurs, n’oubliez pas d’ajouter la ligne suivante en dessous : Source : Méditations quotidiennes. Egbert EGBERTS, www.croiretcomprendre.be, reproduit avec autorisation.)
 

Leçons d’une liste de noms  (Matthieu 1.1-17)
Le culte que Dieu aime  (Matthieu 17.1-20)
Désabusé ?  (Luc 1.6)
S’envoler ?   (Romains 8.2)
Quelle grâce ?  (Jean 8.11)
Qui est au centre ?  (Nombres 2.2)
Selon ce que nous croyons ?  (Matthieu 8.13)
Prier quand tout va mal  (1Samuel 1.10)
Prier quand tout va bien  (1Samuel 2.1)
Transmettre les vraies valeurs  (1Samuel 2.12)
Les pièges de la religiosité  (1Samuel 4.21)
L’aube viendra   (Psaumes 42,43)
La vie que nous avons reçue  (Jean 7.37)
L’église de l’amour perdu  (Apocalypse 2.4)
L’église de l’amour éprouvé  (Apocalypose 2.10)
L’église de l’amour compromis  (Apocalypse 2.14)
L’église de l’amour corrompu  (Apocalypse 2.19)

L'église de l’amour mort  (Apocalypse 3.1)
L’église de l’amour zélé  (Apocalypse 3.8)
L’église de l’amour vaincu (Apocalypse 3.15)

Pourquoi Jésus devait mourir  (Romains 8.32)
Pourquoi Jésus devait ressusciter  (Actes 13.30)
Et si c’était vrai ?    (1Corinthiens 15.20)
La Parabole de l’aigle   (Romains 12.2)
Six conseils face à la souffrance   (1Pierre 4.12)
Aller au culte  (Matthieu 22.2)
 

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David, après avoir, dans sa génération, servi le dessein de Dieu, est décédé (Actes 13.36)

Leçons d’une liste de noms

A quoi peut bien servir une liste de noms indigeste ? Qu’en faire dans sa vie ? Le début de l’évangile selon Matthieu suggère quelques leçons.

Pourquoi vivez-vous ? Sommes-nous seulement un nom, une ombre qui passe, avec pour seul commentaire : “Rien à signaler” ? Ou avons-nous découvert notre rôle dans la vie ? Paul rappelle l’exemple de David qui a servi le plan de Dieu dans sa génération. Ne vous contentez pas à faire seulement de la figuration : Dieu désire que votre vie serve à son plan.

Apprenez la leçon d’Azor (v.14).  Rien d’autre qu’un nom ? Rien ? On ne peut pas tous être un David ou un Ezéchias. Mais nous sommes tous des gérants que Dieu veut fidèles à son service (1Cor 4.1-5).

Ne soyez pas un chaînon manquant. Yékonia, v.12, est inscrit comme privé d’enfants. Il a raté sa vie (Jér 22.30, BFC). Notre nonchalance spirituelle peut avoir des conséquences bien au-delà de notre existence passagère !

Ne confondez pas une généalogie avec le livre de vie de l’Agneau. Achaz en est un exemple, v.9. Descendant de David et ancêtre du Messie. Une lignée de choix. Mais son nom est absent de la seule liste qui compte.

N’oubliez jamais les surprises de la grâce. Regardez les femmes dans cette liste : aucune n’aurait dû y figurer. Chacune est un trophée de la grâce de Dieu.

Aucun homme n’est une île. Nous sommes tous redevables à ceux qui ont été avant nous. Et nous nous devons à ceux qui marcheront dans nos traces.

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Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Ecoutez-le ! (Matthieu 17.5)

Le culte que Dieu aime

Il est tristement possible que notre culte reste stérile en ce qui nous concerne. Il peut être écoute du sermon et non écoute de Dieu, plaisir de soi et non plaisir de Dieu.

Jésus monte sur une montagne pour prier. Trois disciples l’accompagnent. Alors, il est ‘glorifié’ devant leurs yeux ébahis. Vient alors une suggestion : Christ plus Moïse plus Elie. L’idée de Pierre est de faire durer ce moment. Christ plus. Comme parfois dans nos cultes : Christ plus musique plus pasteur plus … ? Courons-nous le risque d’un culte qui se définit comme Christ plus ? Sommes-nous tentés de faire durer le plaisir émouvant sur la montagne au prix du service décevant dans la vallée ? C’est Dieu qui met un terme à ce culte. Ecoutez-le. Le culte que Dieu aime est écoute de son Fils. Un culte sans écoute de Jésus est un culte raté.

Fini le culte, retour à nos habitudes, ou le culte, est-il une manière de vivre ? L’écoute du Christ est-il suivie du service du Christ ? Servir sans écouter est aussi stérile qu’écouter sans servir. Le service a son mot d’ordre. Au ‘écoutez-le’ du culte correspond le ‘amenez-le moi’ du service, :17. Le culte est nourri par les impossibilités de nos vies que nous amenons à Jésus. C’est l’écoute dans une vie qui devient culte. L’intimité avec Dieu est fécondée par le service de nos semblables. Et le service des autres est fécondé par l’écoute de Jésus.

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Ils étaient tous deux justes aux yeux de Dieu et obéissaient parfaitement à toutes les lois et tous les commandements du Seigneur. (Luc 1.6)

Désabusé ?

L’histoire de Noël commence avec l’histoire de ces deux vieux désabusés. Leur vie est derrière eux. Ils sont déçus par la stérilité de leur couple et, professionnellement, de ce que Zacharie n’ait jamais pu offrir le parfum dans le temple. Pourtant, ils restent fidèles à leurs habitudes spirituelles. Ils n’abandonnent pas. Ils continuent à prier. Que prie Zacharie ? Qu’il puisse avoir un enfant ? Ce n’était sans doute plus d’actualité ! Que vienne le Messie ? La prière n’est-elle pas donnée pour exprimer nos espoirs et notre attente du royaume de Dieu ? Cela reste actuel, même si Dieu semble tarder. Noël montre que prier a du sens.

Zacharie est aussi resté fidèle à ses responsabilités. Etre déçu ne justifie pas que l’on devienne infidèle.

C’est ainsi que, tout à coup, Dieu répond à ses prières, même celles qu’il avait fini par oublier, et à ses espoirs. Tout à coup, tout trouve sa place : prières inexaucées, habitudes, travail, aspirations les plus profondes. Tout à coup, le voilà happé par la vague messianique. Tout à coup ? Non, bien sûr, car toute sa vie a justement été un prélude, indispensable aux yeux de Dieu, à la grande symphonie du Roi qui vient.

Et que dire de son incrédulité si humaine ? Dieu se sert même de cela. La discrétion d’un homme muet et d’une femme cachée prépare l’événement capital de l’Histoire. Dieu n’oublie pas ceux qui l’aiment et il se plaît à les incorporer dans son œuvre magistrale.

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En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort. (Romains 8.2)

S’envoler ?

Le miracle que représente l’envol d’un avion de 200 tonnes tient en 4 mots. Ces mêmes mots résument étonnamment bien le miracle de la vie chrétienne.

Portance, la capacité d’être porté dans l’air. Malgré la poussée des moteurs, l’avion ne saurait voler sans la portance donnée par les ailes. Qu’est-ce qui me porte dans la vie chrétienne ? Plus on y pense, moins il y a de réponses. La grâce seule donne portance à la vie. “Mais la grâce porte qui veut plaire au Chef”.

Puissance. C’est la poussée développée par les moteurs qui arrache l’avion à la force de la gravité. Peu importe la portance, sans puissance il n’y a pas de vol non plus. Il faut bien toute la puissance de la loi de l’Esprit pour surmonter l’attraction fatale du péché. Sans elle, notre vie spirituelle n’a ni passion, ni progrès, ni altitude.

Résistance, ensemble des forces opposées à la portance et à la poussée, comme le vent et la gravité. Un avion décolle le nez au vent. Ce sont justement les déceptions et les tribulations qui nous permettent d’avancer et de vaincre. Mais à nous de réduire au maximum la prise que nous donnons à ces forces contraires.

Direction. Cela nous permet d’aller quelque part plutôt que nulle part. Il faut un but, un plan de vol, une discipline pour corriger sa course. Cela dépend de celui qui est aux commandes dans le cockpit de la vie.

Quelle place ces quatre choses ont-elles dans votre vie ?

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Moi non plus je ne te condamne pas; va, et désormais ne pèche plus. (Jean 8.11)

Quelle grâce ?

Voilà une femme prise en plein péché. C’est banal, cela arrive à chacun de nous plus qu’à notre tour, hélas ! L’absence de grâce des accusateurs n’est pas moins commune. Mais Jésus -lui seul ?- est habité par la grâce. Il écrit. Ceux qui se détournent de toi ne sont que des noms inscrits dans la poussière. (Jér 17.13) Y inscrit-il les noms des accusateurs, si propres et, pourtant, si sales ? Les “justes” partent à vide, les mains trop pleines pour pouvoir recevoir; la femme, les mains vides, reçoit et sera apte à rendre grâce. On ne peut rendre que ce qu’on a reçu. Quelle grâce a-t-elle reçue ?

La grâce de la Loi. Sans elle, c’est le règne du plus fort, du plus malin. Eloigne de moi la voie du mensonge, et accorde-moi la grâce de ta loi ! (Ps 119.29 NBS) La Loi révèle mes comportements et mes motivations et me dit qui je devrais être.

La grâce d’être découverte. “Pour être heureux, vivons cachés” ? Devant Dieu, c’est justement le contraire. Le pire de ses cauchemars devient la porte de la grâce. (Jn 4.28,29) Il faut se découvrir pour que la grâce nous couvre.

La grâce de la solitude. Seule devant ses juges, et devant lui, elle voit enfin. Etre seule avait été un vide à combler à tout prix. Cela devient une grâce à vivre devant lui.

La grâce d’un nouveau départ. Pour les autres, elle est un objet, pour le Christ, elle est quelqu’un. Il donne un nouveau départ : il se charge de notre découvert et nous remplit d’une force neuve qui nous rend capables.

Dès qu’on a reçu la grâce, on en devient débiteur. La recevoir nous conduit à la rendre.

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… ils camperont en face et tout autour de la tente de la Rencontre. (Nombres 2.2)

Qui est au centre ?

L’actualité, une fois de plus, nous rappelle qu’Israël, peuple et pays, est le ‘nombril’ du monde. A qui appartient le pays ? Qui a droit à quoi ? Pour le peuple d’Israël, l’histoire est déjà ancienne. Le texte indiqué ci-dessus se situe vers 1450 avant Jésus-Christ. Et le lien entre le peuple et le pays est celui que Dieu a établi. Le Dieu de la Bible. Le Dieu de Jésus-Christ. Ce Dieu qui reste fidèle à ses promesses et qui est et demeure le Maître de l’histoire.

Mais ces textes ont aussi une portée pour nous, Chrétiens.

Les premiers chapitres du livre des Nombres décrivent la préparation du peuple d’Israël en vue d’entrer dans la terre promise. A cause des ennemis nombreux, il fallait se préparer au combat. Trois aspects de cette préparation nous concernent tout autant.

Il faut être inscrit sur le livre de Dieu, ch. 1. Moïse devait compter ceux qui étaient aptes à combattre. On n’était pas inscrit sur le rôle en vue du repos (mon nom y est, tout va bien, repose-toi !), mais en vue du combat. Etre inscrit dans le livre de vie de l’Agneau est d’un grand repos. Mais ce n’est pas de tout repos : c’est être enrôlé dans l’armée du Seigneur, Ephésiens 6.10-19.

Il faut être centré sur la présence de Dieu, ch. 2. Le verset cité en entête nous rappelle cette disposition. Dieu est le point focal de notre vie. La tente de la Rencontre nous rappelle que cela est en vue de le rencontrer. Dieu n’est pas une autorité de tutelle lointaine. Nous ne pouvons réellement vivre qu’à partir de la rencontre entre lui et nous devant son trône, cf. Exode 25.22, sur la base du sacrifice (Exode 29.42,43) et exprimé par le don de soi (Exode 30.6,36).

Il faut être sensible à la direction de Dieu, ch. 9. La vie ne tourne pas autour de nous. Seuls ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu, Romains 8.14. Nous sommes parfois trop pressés de chercher sa direction, et, plus souvent, trop indolents. Le résultat se voit dans l’issue de nos combats.

Suis-je prêt, préparé, pour le combat d’aujourd’hui ?

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qu’il te soit fait selon ce que tu as cru(Matthieu 8.13)

Selon ce que nous croyons ?

Venant du Fils de Dieu, cela fait réfléchir. Serait-il dès lors possible qu’il ne puisse nous être fait selon ce que nous ne croyons plus vraiment ? Bien sûr, nous vient à l’esprit cette autre parole sur la foi : Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité ! (Marc 9.24) Sauf que cet homme le dit en larmes, et non comme une pieuse prière. Et à lui aussi, il est fait selon ce qu’il a cru. Une petite foi, mais une graine de moutarde de foi est suffisante. Et cette graine, les disciples ne l’avaient pas …(Matthieu 17.20)

Jésus ne dit pas : “selon ce que tu as toujours cru”. Il n’est pas question ici de la foi que nous avons embarquée depuis longtemps, héritée même, peut-être. Mais de ce que nous croyons réellement à cet instant même. Car sous l’influence de la vie la foi est laminée. Elle doit être renouvelée. Nous devons nous demander avant de prier : qu’est-ce que je crois vraiment ? Si je suis convaincu que Dieu le veut, et qu’il le peut, est-ce que je crois qu’il le fera suite à ma prière ?

On peut jeter le filet de ce texte bien plus loin. Ce que j’ai cru un jour, est-ce que je le crois encore aujourd’hui ? Par exemple : ‘Christ va venir et ce monde est condamné. Je n’y suis qu’un étranger.’ Le crois-je encore ? Alors, ce n’est pas seulement : m’est-il fait selon ce que je crois, mais tout autant : est-ce que j’agis selon ma foi ? Il y a des montagnes que seule la foi déplace. Je dois les enlever selon la foi que j’ai aujourd’hui.

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L’amertume dans l’âme, elle pria l’Eternel... (1Samuel 1.10)

Prier quand tout va mal

Anne, la stérile, amère, désespérée, a trouvé presque intuitivement la réaction que Dieu cherchait à provoquer en elle : elle prie. Ainsi, elle se met à travailler avec Dieu. Le fait de ne pas recevoir une réponse la pousse à prier avec plus d’insistance. Sa prière va peu à peu trouver le plan de Dieu : Je le donnerai à l’Eternel. Dieu, que cherchait-il ? Une maman heureuse ? Ou un Samuel ? Prier, c’est se soucier de ce qu’il cherche !

La souffrance l’ouvre donc à une autre façon de prier. Elle abandonne ses droits et s’ouvre au désir de Dieu. En parlant cœur à cœur avec Dieu, elle arrête de s’accrocher seulement à son propre désir.

L’absence de réponse de la part de Dieu peut nous pousser à abandonner, plus déçus encore qu’avant. Ou à oublier, montrant que notre cœur n’y était déjà pas dès le début. Ou alors à insister, et à lui confier notre peine. Ainsi, Anne sort changée de sa prière. Encouragée, elle arrête de prier, et son visage n’est plus le même. Elle a enfin laissé son souci et son chagrin à Dieu.

Mais il y a encore une chose à ajouter. Dieu exauce et Anne reçoit. Mais, avant de prier, ou, mieux, pendant qu’elle prier, sa prière l’avait poussée à une promesse, un voeu. L’exaucement l’engage alors. Anne prêtera son garçon au Seigneur. L’a-t-elle perdu ainsi avant même de l’avoir reçu ? Ou sont-ce justement les choses prêtées à Dieu que nous possédons vraiment ?

Ce que Dieu fait est parfait, en son temps.

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Mon cœur exulte en l’Eternel. (1Samuel 2.1)

Prier quand tout va bien

Prier quand tout va mal nous vient assez naturellement. Anne prie tout autant quand, enfin, tout va bien. Elle chante. Cela suggère la question suivante : Pourquoi sommes-nous si éloquents lorsque nous avons besoin de Dieu et si balbutiants lorsqu’il faut dire ‘merci’ ? Savons-nous chanter à Dieu quand nous sommes heureux ? Voici que dans son chant Anne devient spirituellement perspicace, prophétesse même.

Son chant a de quoi nous étonner. Comptez les ‘je’ dans sa prière. Chez nous, ce petit mot est si abondant. Chez elle ? Après le verset 1, il n’y en a plus ! Mieux encore, maintenant que tout va bien, elle se concentre sur ce Dieu saint, puissant et fiable, ce Dieu qui connaît tout et qui éprouve notre cœur. Maintenant, après son épreuve, elle commence à réellement considérer ce que Dieu fait. Ce Dieu qui renverse ce que nous croyons être acquis, :4,5, qui maîtrise ce que nous refoulons, :6, et qui se soucie de ceux qu’on méprise, :7,8. Ainsi nous apprenons l’humilité, la dépendance et la compassion.

Par la prière, Anne regarde au-delà de ses circonstances. Il n’y a pas encore de roi en Israël, et le Messie n’est encore qu’une vague promesse. Mais Anne s’en saisit et en chante avec assurance, :9,10. Elle voit avec clarté ce qui ne peut réussir durablement sans Dieu. Et elle accepte sa petite place dans le grand plan de Dieu. Sa prière est sa manière de dire : Que ton règne vienne !

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Les fils d’Eli étaient des hommes sans morale; ils ne connaissaient pas le Seigneur. (1Samuel 2.12)

Transmettre les vraies valeurs

Les fils d’Eli ont raté leur vie.

Comment cela est-il arrivé ? Leur père, Eli, n’a pas réussi à leur transmettre ce en quoi il croyait vraiment. Et Dieu lui en attribue une part de responsabilité : Pourquoi honores-tu tes fils plus que moi … ? (2.29) Les vraies valeurs sont celles qui déterminent qui on sera. Non seulement nous devons les découvrir pour nous-mêmes, mais nous avons le devoir de les transmettre à la génération suivante. Les fils d’Eli sont devenus des vauriens. Leur père, avait-il été trop occupé ailleurs ? S’était-il limité à la discipline au sens d’imposer quelques règles simples pour avoir la paix ? C’est tellement souvent notre erreur ! Quelles valeurs leur a-t-il transmis dans le domaine du matérialisme, :15 ? Dans le domaine sexuel, :22 ? Et dans le domaine de la foi ?

Par son laisser-faire, Eli a affirmé un comportement, créé des habitudes, forgé un destin. Il a oublié les devoirs qui découlaient de ses privilèges, et Dieu le lui reprochera. Son héritage est affreux. Proverbes 13.22 dit :  “L’homme de bien transmet à des petits-fils un héritage, mais les ressources du pécheur sont réservées pour le juste.” Il ne s’est pas demandé qui serait au service de Dieu demain. En oubliant d’éduquer ses fils, il a perdu sa famille.

De quelles valeurs témoigne ma vie ? A qui les ai-je transmis ?

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Elle appela le garçon I-Kabod, en disant : La gloire est bannie d’Israël ! (1Samuel 4.21)

Les pîèges de la religiosité

La religiosité est caractérisée par des paroles sans actes, des coutumes sans vie, et une soumission sans le cœur. Elle s’exprime aussi facilement en indifférence qu’en fanatisme.

A la base, la religiosité, c’est être insensible à la présence de Dieu. Dieu devient un être distant, une vague relation. Dans le jeune Samuel, nous en voyons l’exact opposé : quelqu’un qui est habituellement tourné vers Dieu. Il grandissait devant l’Eternel, 2.21.

La religiosité, c’est une affaire d’une trop grande familiarité. Il n’y a ni peur, ni respect. On n’est plus surpris par Dieu parce qu’on se croit en territoire connu. De nouveau, le contraste avec Samuel est saisissant. Au moment où, en Israël, la foi se fait rare, il se met à aimer ce Dieu qui l’appelle personnellement. Dieu appelle et nous devenons obéissants. L’appel est la clé pour allumer une passion vécue pour la croissance la plus profonde et l’héroïsme le plus élevé, écrit Os Guinness. L’appel de Dieu fait de nous des thermostats, et non des thermomètres.

Religiosité rime avec superstition. Tout est question d’apparences. On ne veut pas tant des réponses que des remèdes, une protection sans le devoir d’une vraie soumission. Le résultat est que Dieu part en exil. La gloire est partie. Sur la tombe des fils d’Eli le message est limpide : Ikabod. Que lira-t-on sur notre tombe ?

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Pourquoi t’abats-tu, mon âme ? (Psaume 42.6,12;43.5)

L’aube viendra

Il fait nuit. Dieu semble sourd à ma prière. Suis-je un exilé de sa présence ? Pourtant, comme j’ai soif ! Quand pourrai-je à nouveau goûter sa présence et puiser à la source d’autrefois ? Il a enlevé toute autre lampe et il fait nuit noire. Tout se conjugue au passé. Pourtant, à qui m’attendre si ce n’est pas à lui ? Pourquoi t’abats-tu, mon âme ? Il viendra et changera ton deuil en allégresse.

Il viendra. Je ne suis pas sûr de beaucoup de choses, mais je suis sûr de lui. Je peux lui parler et, dans la nuit, il écoute. Dans mon exil il me fait chanter. Il tient les commandes, même si tout semble perdu. “Ton Dieu, que fait-il donc ?” Il est mon rocher d’ancrage. Il est mon chant dans la nuit. Il se lèvera le dernier et je le verrai. Pourquoi t’abats-tu, mon âme ? Lève-toi, attends-toi à lui, tu le célébreras à nouveau !

Sûr de lui. Mais aussi : sûr en lui. Il est la réponse à mes pourquoi. Même si je dois marcher dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains pas. Il me conduira par sa lumière vers sa demeure. Pas vers mes solutions, mais vers son autel, l’autel de Dieu où le Fils de Dieu s’est donné pour moi. Non, Dieu n’a pas encore dit son dernier mot. Bien au contraire. Quand j’ai dit mon dernier mot, Dieu n’a peut-être même pas encore commencé à parler… Pourquoi donc t’abats-tu, mon âme ? Mieux vaut espérer en Dieu et le louer à nouveau, lui, mon Sauveur et mon Dieu !

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Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. (Jean 7.37)

La vie que nous avons reçue

Comment libérer la masse énorme d’une navette spatiale de la force de la pesanteur ? Comment arracher nos vies à la force de la pesanteur du mal et du monde ? Dieu le fait par son Esprit, par lequel il nous offre une vie autre. Une vie facile ? Jésus semble présenter quelque chose de foncièrement simple : venez et buvez ! Le cycle de la vie chrétienne est : soif > venir > boire, soif > venir > boire… La complication vient de nous. Soif-de-limonade > aller ailleurs > boire à une autre source. Il nous est si difficile de croire que ce que dit Jésus peut vraiment suffire ! Les déceptions de la vie nous en font douter.

La vie chrétienne est une vie abritée. La nouvelle alliance est sûre par la présence du Saint-Esprit en nous. Nous sommes ainsi à l’abri de l’accusateur et cachés avec le Christ en Dieu.(Colossiens 3.1-4) Par l’Esprit, la victoire devient enfin possible.

L’Esprit-Saint veut centrer nos vies sur Christ. La croix maudite devient la porte de l’espérance. L’Esprit qui me dit ma culpabilité me dit aussi : tu es pardonné, car Dieu accepte le sacrifice de son Fils pour toi si toi, tu y mets ta confiance. A partir de là, il me permet de vivre une vie centrée, concentrée sur le Christ.

La pesanteur du mal rend stérile. Mais Dieu fait de nous des sarments greffés sur le cep. Dieu change des vies qui changent la vie. Une vie productive est la marque de son Esprit.

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Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour. (Apocalypse 2.4)

L’église de l’amour perdu

Recevoir une lettre de Jésus annonçant sa venue prochaine, est-ce inquiétant ? Ou,au contraire, est-ce réjouissant ? Que voit-il que nous ne voyons pas ou plus, ou pas encore ?

L’église d’Ephèse avait un palmarès remarquable. Fondée par Paul, conduite par Timothée et, plus tard, par l’apôtre Jean. Quel passé illustre ! Mais Jésus ne s’y attrade pas. Il voit un risque énorme d’ensablement, comme pour le port d’Ephèse dont l’ensablement a causé la mort. Sans dragage incessant, le port mourrait. Sans dragage incessant, l’amour mourrait. Bien sûr, il y avait beaucoup de choses positives à dire, et Jésus les dit, montrant ainsi ce qu’il valorise chez les siens : ils payaient de leurs personnes, persévéraient malgré l’opposition, résistaient aux faux docteurs, souffraient sans se lasser. Mais l’enthousiasme pour Jésus avait commencé à décroître. Eux voyaient cela peut-être comme une légère tendance. Jésus, lui, parle d’une chute, et donc de la nécessité urgente de se relever en se remémorant leurs premières œuvres et en y revenant.

Il souligne ainsi la gravité de la chose. Ne rien faire serait mortel. Laisser aller, toujours la chose la plus simple, arrêter l’incessant et coûteux dragage, et la vie se mourrait.

Et c’est ce qui s’est passé. L’ensablement insidieux a été mortel. L’église glorieuse d’Ephèse a disparau. Son chandelier a été enlevé. Comme ce sera le cas dans nos vies et dans nos églises. Y a-t-il de l’amour à dessabler ?

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… Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. (Apocalypse 2.10)

L’église de l’amour éprouvé

Toute église est un corps étranger, menacé à tout instant d’un mouvement de rejet. Humainement parlant, elle connaît donc une insécurité permanente.

A Smyrne, la très romaine, ce danger était très présent. Elle avait toujours rêvé d’être la première devant Ephèse, sa rivale. Mais, à la petite église chrétienne de Smyrne, cette lettre encourageante dit que Christ est le premier et le dernier. Sans se laisser impressionner par la vanité humaine, il voit ce qui compte. La tribulation (litt. être écrasé par un poids), la pauvreté et la calomnie témoignaient de la rupture totale entre cette orgueilleuse cité des hommes et la cité de Dieu en apparence si insignifiante. L’amour de cette communauté avait été éprouvé; loin de l’affaiblir, l’épreuve l’avait rendu plus forte.

Jésus ne lui dit pas que tout va changer maintenant, et que la gloire commencera déjà ici-bas. En fait, le pire est encore à venir. Le double ordre qu’il donne peut nous sembler tellement décevant : Na crains pas; sois fidèle. Un peu maigre ? Ou suffisant et réaliste dans ce monde qui a crucifié le Maître ? Il nous demande de ne pas craindre l’avenir, de ne pas nous laisser paralyser par l’appréhension, mais d’être fidèle aujourd’hui pour pouvoir l’être aussi demain. Les couronnes ne sont pas distribuées avant la course. Elles le seront après. C’est une chose entièrement certaine.

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Mais j'ai contre toi quelques griefs ... (Apocalypse 2.14)

L’église de l’amour compromis

Etre église là où est le trône de Satan n’est pas une situation que l’on choisirait, mais se réfugier ailleurs n’est pas toujours possible. Même à Pergame, il y a besoin d’un témoignage au vrai Roi. Cependant, la tentation du compromis s’y fait davantage ressentir. Dans cette “Lourdes de l’Antiquité”, vouée au dieu de la médecine dont le signe était le serpent enroulé sur un tronc d’arbre, une église avait pris racine. Mais peut-être plus qu’ailleurs, la résistance à la pression lente et persistante du monde ambiant était difficile. La persécution est une chose, l’isolation morale, spirituelle, physique, en est une autre. Etre un saint coûte cher. S’adapter, oublier qu’on est un corps étranger, se faire moins remarquer, vouloir une certaine reconnaissance, se taire et se terrer, que c’est tentant ! La pénétration des fausses doctrines et d’une morale moins exigeante avait peut-être commencé avec le désir de montrer qu’en tant que chrétien on était normal, qu’on savait vivre avec son temps. Peut-être que la nécessaire adaptation dans les formes (Cf. 1Corinthiens 9.22,23) avait entraîné ce glissement sur le fond.

Jésus détecte le compromis là où cette église n’avait vu que du feu. L’appel à la repentance résonne. Combats avec moi ou je combattrai contre toi, lui dit le Maître. Valorise ce que je t’offrirai au temps de la victoire. Ne vends pas ton droit d’aînesse pour un simple potage.

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... Tu tolères ... (Apocalypse 2.19, BFC)

L’église de l’amour corrompu

Vous connaissez sans doute l’habitude du coucou qui pond son œuf dans le nid d’un autre oiseau. A Thyatire, c’est ce qui s’était passé dans l’église. On avait couvé et nourri des pensées, des habitudes, et des personnes sans réelle soumission à la Parole de Dieu. C’est peut-être l’esprit commercial de cette ville qui avait endormi les chrétiens. Jézabel, sans doute un nom symbolique (Cf. 1Rois 16.31 et la tolérance coupable d’Achab), en avait profité pour séduire les croyants. Parlant “de la part de Dieu”, avec une grande autorité “spirituelle”, elle avait squatté l’église. Une mondanité rampante avait été le résultat, mais presque personne ne l’avait compris. On avait laissé faire.

Quelles normes acceptons-nous : celles, contraignantes, de Dieu, ou celles, accommodantes, du monde ? Y a-t-il un coucou dans notre nid ? Avons-nous fini par accepter ce qu’il y a seulement une génération nous aurions encore refusé ? Jésus souligne ici les pratiques immorales (aujourd’hui : divorces faciles, cohabitation, avortement, homosexualité, …), mais on doit sans doute aussi penser aux convictions spirituelles et doctrinales qui font le lit à ces pratiques, comme celles qui entachent les certitudes de la création et du retour de Christ.

Et si on résiste à cette tolérance coupable ? Jésus ne nous met pas d’autre fardeau, sinon de tenir ferme, de maintenir notre lampe allumée jusqu’à son retour.

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… tu as le renom d’être vivant, mais tu es mort. (Apocalypse 3.1)

L’église de l’amour mort

Quelle distance entre la réputation et la réalité à Sardes ! La particularité de cette ville était de s’être laissé prendre à deux reprises par un ennemi courageux. Ils étaient sûrs d’être en sécurité. “Cela ne nous arrivera jamais !” Autrement dit, le vrai danger était à l’intérieur. Sans réveil, l’église d’Ephèse débouche sur Sardes.

Quelle réputation avons-nous au ciel ? Sommes-nous guettés par la mort ? Celle de la compassion, ou de la volonté, en acceptant les 1001 raisons de ne plus vivre selon la volonté de Dieu ? Ou la mort de l’amour et de la fidélité ? Quelqu’un a dit avec raison : “Le prix de la liberté est une vigilance perpétuelle.” Pourquoi devons-nous veiller ? Parce qu’il y a trop à perdre. L’assoupissement spirituel, moral, doctrinal est mortel à long terme. Sans vigilance, la surprise sera fatale comme c’était le cas pour les cinq vierges folles. Courons-nous le même risque de perdre trop, voire l’essentiel ? Ou avons-nous fini par croire que, de toute façon, on ne peut pas perdre l’essentiel ? C’était l’erreur de l’église de Sardes.

Jésus parle chaque fois du vainqueur, comme s’il n’y en avait qu’un. Cela veut-il dire que même dans les situations les pires, on peut rester debout ? Que même à Sardes, il est possible de confesser le nom de Jésus ? Peut-être que vous avez l’impression de suivre Christ à Sardes. N’abandonnez pas. La victoire est à votre portée.

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… j’ai mis devant toi une porte ouverte ... (Apocalypse 3.8)

L’église de l’amour zélé

Entre Laodicée et Philadelphie c’est un peu la course entre le lièvre et la tortue. Ce ne sont pas toujours les plus en vue qui obtiennent la victoire. La porte ouverte de Philadelphie est en contraste sombre avec la porte fermée à Laodicée, 3.20.

Philadelphie était une ville longtemps située sur la frontière du monde grec; elle avait pour vocation de faire rayonner au loin la culture grecque. C’était donc une ville missionnaire dans l’âme, et l’église était à cette image. Elle s’est accrochée à sa mission envers et contre tout, et Christ ne voit aucun reproche en elle.

Christ ouvre et ferme les portes. Voilà le fondement de la mission. Derrière la vocation missionnaire, il y a cette conviction profonde que c’est lui qui détient les clefs de l’histoire, et la clé de David qui déverrouillera en son temps le royaume qui vient et dans lequel tous sont dès maintenant appelés à entrer. C’est vrai que nous n’avons que peu de puissance pour une tâche aussi immense, et que nous sommes méprisés à cause de notre fidélité au Messie de la Bible et à la Bible du Messie. Dans ce monde, Satan semble encore tenir le haut du pavé. Mais il ne pourra fermer aucune porte de sa propre autorité.

Que faire alors ? Se féliciter de la gloire à venir ? Il y a un avertissement de Jésus, même pour cette église zélée : que personne ne prenne ta couronne ! Ne perds pas ton feu ! Tiens ferme, car il viendra.

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... tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant ! (Apocalypse 3.15)

L’église de l’amour vaincu

Samson s’est endormi dans les bras de Délila. Il ne le sait pas encore, mais il aperdu sa force. Il a joué quand il aurait dû se battre.

L’église de Laodicée lui ressemble. Elle ne le sait pas encore, mais elle a vendu les bijoux de la famille. Elle s’est fiée à sa prospérité, à ses ressources, à sa capacité d’analyse. Mais Christ est dehors … Une fois de plus, l’église est à l’image de la culture qui l’entoure. Dès qu’on perd sa vigilance, on se met à copier le monde dans lequel on baigne. Et, soudainement, voilà que Christ frappe à la porte.

Le témoin véritable. Le seul dont le point de vue est essentiel. Le vrai thermomètre de la vie chrétienne, et de la vie d’église, est Jésus lui-même. Sa mesure est la seule véritable. Ses mesures seront drastiques : je te vomirai de ma bouche ! Est-il donc si exigeant ? La réponse est à la fois oui et non. Oui, il exige tout, mais pourtant, non, parce qu’il donne tout. Il ne vient pas comme l’examinateur à qui on a donné l’ordre de faire passer seulement les meilleurs. Il corrige ceux qu’il aime. Le remède contre la tiédeur est d’ouvrir la porte au Christ.

La porte ouverte de 3.8 donne sur un monde perdu. La porte fermée ici donne sur une église perdue. Mais Jésus frappe comme l’amant du Cantique des cantiques (5.2). Il veut partager son trône avec nous. Même à Laodicée, il nous invite à la victoire.

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Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous … (Romains 8.32 BFC)

Pourquoi Jésus devait mourir

Le début du délire du Carnaval est traditionnellement le début de la période qui conduira le Christ à la croix, et à la résurrection. Délire ? Oui, car faire sauter toutes les inhibitions, lâcher tous les freins constitue une erreur de lecture fondamentale. Nous “délisons” notre situation d’esclaves du mal. Nous “délisons” l’effet “libérateur” du brisement des tabous. Nous “délisons” la cameraderie du péché. Le Fils de Dieu entame la descente terrifiante aux enfers et des peuples vaguement christianisés se jettent dans le délire de tout ce qui est essentiel. Cette “délecture” n’est pas seulement un mensonge; elle est aveuglement mortel, négation de ce que Dieu dit. Ce n’est pas jouer aux rabat-joie. C’est rappeler sobrement qu’un délire doit être corrigé par une lecture juste : il y va de notre destin éternel ! Seul l’Evangile apporte ce correctif.

PS. Le mot délire n’a pas de lien avec le verbe lire. Il vient du Latin : sortir du sillon, quitter la ligne droite. Ce que j’écris plus haut provient d’une association d’idées.

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Nous mourons tous par nécessité. “La mort tient du péché son pouvoir de tuer” (1Corinthiens 15.56), rappelle l’apôtre. Mais Christ est exempt de péché, et donc de mortalité. Derrière sa mort se profile le projet stupéfiant de Dieu pour sauver l’humanité. “Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance.” (Esaïe 53.10) Pas que cela lui ait fait plaisir, mais ce projet était la traduction dans le sang et dans les larmes de l’amour éternel dont nous sommes les bénéficiaires.

Qu’il devait mourir pour moi n’est pas un conte primitif et cruel. C’est le ‘chacun pour soi’ qui l’est. L’amour qui se donne est le sommet de l’éthique humaine. Et qu’en est-il de la justice. La jeter aux orties, voilà ce qui est primitif et cruel. C’est justement cela qui rend notre monde si dur à vivre ! La réponse outrancière de Dieu est d’unir l’amour et la justice dans ce sacrifice inouï qui me libère. Christ meurt pour que je vive !

Christ devait mourir pour que nous puissions vivre autrement. “Par une offrande unique, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché.” (Hébreux 10.14) Ce qu’il exige – vivre autrement – il l’offre. Sa mort et sa résurrection renouvellent l’homme de l’intérieur. Par nature, tous nos efforts pour vivre autrement sont anéantis. Mais Christ crée du nouveau. “Lève-toi et marche” était un ordre impossible au paralytique. Maintenant que Christ est là, il réapprend à marcher.

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Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. (Actes 13.30 )

Pourquoi Jésus devait ressusciter

Jésus, est-il ressuscité ? Il est notoirement difficile d’argumenter avec un tombeau vide ! Mais pourquoi devait-il ressusciter ? Voici quelques-unes des raisons :

Christ a dépossédé la mort. Celle-ci ne pouvait avoir le dernier mot. Son règne est fini. Sans la résurrection de Jésus, pourquoi se faire de quoi que ce soit ? Si demain on meurt et si c’est là le dernier mot, pourquoi se donner tant de peine ? Suivre Jésus est joie, même face à la mort. C’est lui qui détient les clefs de la mort.

Sans la résurrection, il n’y a pas de pardon. La croix à elle seule n’est rien, et l’Evangile serait une farce cruelle, comme le rappelle Paul en 1 Corinthiens 15.12-19. Ce n’est pas la croix qui nous unit, mais le Christ vivant. Il est ressuscité et me fait vivre dans la paix avec Dieu. Et qui peut vraiment se permettre le luxe de vivre sans le pardon de Dieu ?

Sans la résurrection, il n’y a pas de retour en gloire. Il sera le Juge de tout et de tous. La résurrection sonne ainsi le glas du règne du mal, des hommes et du diable. C’est bien ici l’événement central de l’histoire, et de mon histoire. Avec le brigand sur la croix, je sais que la mort n’est pas la fin de mon histoire. Le mal n’aura pas le dernier mot : Christ est vivant et il reviendra pour établir son règne, et tous plieront le genou devant lui. Tous.

A cause de la résurrection je ne serai plus jamais seul. La solitude est le premier fruit amer du péché. Nous sommes seuls devant nos erreurs, nos péchés, notre conscience. Seuls et perdus. Mais la résurrection de Jésus casse la solitude. Il devient mon Ami. “Seigneur, tu es mon Ami. Je veux vivre cette journée avec toi. Aide-moi à te consulter en tout problème et à te remercier à chaque solution.”

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Mais maintenant, Christ est ressuscité … (1Corinthiens 15.20 )

Et si c’était vrai ?

Pâques, et si c’était vrai ? Cela se verrait comment ?

Nous aurions la paix avec Dieu. Séparés de Dieu par nature, croyons-nous que Jésus a réglé notre dette à la croix ? Sommes-nous devenus des amis de Dieu ?

Nous vivrions autrement. Immergés en Christ par le baptême, nous reconnaissons-nous comme intégrés à sa mort ? Vivons-nous sur un autre plan ? Cela se voit-il dans nos priorités et nos convictions ?

Nous vivrions dans l’anticipation. Sachant la mort vaincue, notre espoir est-il dans le règne à venir ? Le ‘pas encore’ est-il inscrit en grand sur notre vie ?

Nous mettrions notre confiance en Dieu. Au sein des tribulations, avons-nous commencé à apprendre à faire confiance au Dieu de la résurrection, de sorte que sa grâce nous suffise pour aujourd’hui ?

Notre centre gravitationnel serait ailleurs. Pouvons-nous dire : Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ? Si la vie est comme une roue, autour de qui tourne la nôtre ?

Nous serions préoccupés des choses de Dieu. “Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre.” Sommes-nous nés d’en haut afin de vivre pour là-haut ?

Nous guetterions le retour de Christ. N’est-il qu’un bon souvenir, un vague réconfort ? Hâtons-nous le jour de son retour ?

Si nous croyons que Pâques est vrai, laissons Dieu produire tout cela dans notre vie !

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Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée … (Romains 12.2 )

La parabole de l’aigle

Un jour, un fermier trouva un aiglon tombé du nid. Il le ramena chez lui et le mit avec les poules au poulailler. L’oiseau s’y est habitué et a fini par adopter, peu à peu, le style de vie des poules. Voici qu’un jour, un ornithologue était de passage. Il remarqua l’aigle royal magnifique au milieu des poules, et il était abasourdi devant l’oiseau qui dandinait comme une poule. “Mais cet oiseau devrait voler !” s’exclama-t-il. “Sans doute, lui répondit le fermier, mais il ne l’a jamais appris et ne l’apprendra plus jamais. Il s’est trop habitué à vivre comme une poule.” L’ornithologue demanda s’!o pouvait emporter l’oiseau pour essayer de lui rendre le goût du vol. Il l’amèna dans les hautes montagnes et s’efforça à inciter l’aigle à s’envoler, mais rien n’y faisait. Finalement, de guerre lasse, l’ornithologue prenait la tête de l’aigle et, le força à regarder le soleil. Un puissant frisson parcoura l’aigle. Il étendit ses ailes et s’envola, pour ne plus jamais revenir. [1]

Nous sommes comme cet aiglon. Bien que nés pour voler, nous nous sommes trop souvent épris du poulailler de ce bas monde. Au lieu de vivre sur les hauteurs, nous avons adopté la vie de la basse-cour des hommes qui vivent sand Dieu. Mais l’Esprit de Dieu nous rappelle que nous sommes faits pour contempler le soleil de la justice (Mal 3.20) dans sa force, pour que la puissance de Christ nous arrache du monde et nous fait vivre dans le sien.

[1] J’ai lu cette histoire dans le journal néerlandais Vuur, il y a une trentaine d’années. Je le restitue ici de mémoire.

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Ne soyez pas surpris de la fournaise qui sévit parmi vous pour vous éprouver. (1Pierre 4.12)

Six conseils face à la souffrance

La persécution qui sévit dans le monde finira sans doute par nous atteindre aussi. Ce n’est ni une pensée réjouissante, ni une raison de paniquer. Voici les conseils que Pierre donne aux chrétiens de son temps :

1. Ne vous en étonnez pas, :12. C’est une chose normale qui est, comme toute chose, sous le contrôle de Dieu.

2. Réjouissez-vous !, :13. Ce n’est pas une raison de se plaindre, mais bien plutôt l’occasion de voir plus loin.

3. Soyez heureux, :14,15. C’est le signe évident de la présence de l’Esprit de gloire qui repose sur nous.

4. N’en ayez pas hontemais glorifiez Dieu, :16. Les blessures qu’on nous inflige pour le Seigneur sont les médailles d’honneur de ses disciples. Si cela amène gloire au nom de Christ, le résultat net sera positif.

5. Essayez de comprendre, :17,18. Dieu est en train de purifier nos vies, nos églises. Il agit contre notre tentation d’être médiocres. Il n’y a pas de salut facile, bon marché, et l’épreuve est là pour démontrer la valeur immense de son œuvre en nous.

6. Remettez-vous en à votre Créateur, :19. Il connaît nos limites et il est fidèle au-delà de toute limite. Nous avons donc toute raison de lui faire confiance.

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Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. (Matthieu 22.2)

Aller au culte

Le culte est comme un avant-goût de la méga fête qui nous attend. Comme dans la parabole, il y a deux genres de personnes qui fréquentent les cultes : ceux qui aiment Dieu et qui participent, et ceux qui ne l’aiment pas et qui assistent. Les uns viennent préparés et revêtus de la justice de Dieu, les autres viennent “comme ça”, habillés d’eux-mêmes. Les uns viennent en ayant saisi la grâce, les autres n’ont rien saisi.

Le culte est une réponse à l’invitation de Dieu, une acception des conditions de Dieu et une célébration de l’amour de Dieu. Notre danger est d’oublier les deux premiers. Nous venons d’initiative, ou par tradition. Nous venons pour vivre un bon moment, voire, un événement qui nous fait plaisir. Mais si le culte n’est plus réponse, il devient nonchalance et sentimentalisme. Et si le culte n’est plus soumission à ce que Dieu demande, il devient néant et bruit. Alors, le culte n’est plus vraiment une célébration de l’amour de Dieu, mais une célébration pour titiller l’auditoire. Il n’est plus service de Dieu, ce qu’il doit être par définition, mais il devient service des hommes. Au lieu de servir au plaisir de Dieu, il sert à notre plaisir.

Jusqu’à ce que le Roi entre pour voir …

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Il n’est pas fou celui qui perd ce qu’il ne peut garder, afin de gagner ce qu’il ne peut perdre. (Jim Elliot)