Champollion

Jean-François Champollion

 

Jean-François Champollion, dit Champollion le jeune, est né en 1790 dans le village de Figeac en France. A l’age de 10 ans, il lit déjà le grec et le latin et s’initiera tout seul à l’hébreu, le chaldéen, le syriaque, l’éthiopien et l’arabe. Sa passion pour l’Egypte se développa au contact de Joseph Fourier, lequel avait participé à l’Expédition d’Egypte entant que secrétaire général de l’institut d’Egypte. A 17 ans, il monte à Paris et suit les cours de l’école des langues orientales et du collège de France. En parallèle il s’initie au copte, la langue des premiers chrétiens d’Egypte. A 19 ans, il est nommé professeur d’histoire ancienne à la faculté des lettres de Grenoble.

Il soutient l’hypothèse selon laquelle le copte serait une forme moderne de l’écriture hiéroglyphique. A 27 ans, il rédige une grammaire et un dictionnaire de la langue copte. Une fois ce travail accompli il peut enfin se pencher sur l’étude de la pierre de Rosette. Malgré ce qui est souvent avancé ce n’est pas uniquement  grâce à elle qu’il parvint à déchiffrer les hiéroglyphes.

Grâce aux cartouches de Ramsès II, de Cléopâtre et de Ptolémée, il comprend que les hiéroglyphes peuvent représenter à la fois un objet et un son. Fou d’excitation, il se rend chez son frère et à juste le temps de lui dire : «J’ai trouvé !!! » avant de tomber dans le coma  pendant 5 jours.

Champollion se rend alors en Italie, au musée égyptien de Turin, afin de vérifier son hypothèse. Dans la foulée il en profite pour réorganiser les collections du musée puisque sa découverte a permis l’établissement d’une chronologie égyptienne. De retour en France, il est nommé conservateur du département égyptien nouvellement créé au sein du musée Charles X.

En 1828, Champollion réalise son rêve : partir en Egypte. Pendant 15 mois, il sillonne le pays en visitant tous les sites archéologiques recensés. C’est sans doute là bas, en buvant l’eau du Nil, qu’il attrape un virus qui le tuera le 14 mars 1832.

Ses principaux ouvrages sont :

  1. Grammaire égyptienne
  2. Dictionnaire égyptien
  3. Panthéon égyptien
  4. Monuments de l’Egypte et de la Nubie

Champollion et ses livres

Les hiéroglyphes

Champollion n’aurait pas pu décoder le système hiéroglyphique sans la pierre de Rosette. L’intérêt de celle-ci ne réside pas dans son texte mais dans le fait qu’elle présente trois inscriptions en écriture différente (grecque, démotique et hiéroglyphique) reproduisant un même texte. Le texte grec contenant des noms royaux, il suffisait de les retrouver dans le texte égyptien. Cette découverte n’a pas été faite par Champollion mais par son concurrent anglais Thomas Young. Cependant, celui-ci ne perça pas le mystère des hiéroglyphes car il considérait qu’il avait, sauf pour les noms propres, une nature symbolique. Champollion lui écarte l’aspect purement symbolique des hiéroglyphes.

La Lettre à Monsieur Dacier de 1822 expose les principes de l’écriture hiéroglyphique fondée à la fois sur des idéogrammes (des signes-mots), des phonogrammes (signes alphabétiques) et des déterminatifs (ne se lisant pas).

 

Ecrit par: Isabelle Bourleau