Actualités littéraires

A Issy-les-Moulineaux (Octobre 2007)

Espace Icare
A l'attention de Mr Ernest BROOMS

Bonjour Monsieur,

J'ai le plaisir de vous informer que le jury du 14ème concours de la nouvelle a primé votre texte « Dans mon silence » (1er Prix - catégorie "Francophone") dans le cadre du concours de la nouvelle d'Issy-les-Moulineaux. La remise des prix a lieu le Samedi 20 Octobre 2007 à 17h à l'espace Icare. Pourriez-vous me contacter afin de me confirmer votre présence lors de cette cérémonie présidée par André SANTINI, Secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique et Maire d'Issy-les-Moulineaux. Dans l'attente, je vous adresse mes sincères félicitations.
Cordialement,
Jean-Philippe Brun
Directeur de l'Espace ICARE
31 bd Gambetta - 92130 Issy-les-Moulineaux

"Lieber Herr Gott" sur CALIPSO (octobre 2007)

Suite sur le café littéraire CALIPSO - Bonne lecture !
Sur les cent douze nouvelles reçues au concours Calipso " Sens dessus dessous " dix sept avaient été retenues par les jurés dans une première sélection. Vous connaissez les auteurs des dix nouvelles lauréates mais pas les sept autres qui les suivaient de près. Comme ces dernières ne seront pas éditées dans le recueil 2007, nous avons proposé aux auteurs de les publier ici même. Nous poursuivons aujourd'hui avec Ernest J. Brooms.
Patrick L'Ecolier

 

Lieber Herr Gott (1/2)

"  L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre ".

Boris Vian 

Douze. Ils sont douze. Comme les apôtres. Mais six hommes et six femmes. Pour l'équilibre des voix, ânonne le treizième, le seul qui ne chante pas, le seul aussi à tourner le dos, à ne jamais affronter le public de face. Par contre, il fait chanter les douze. Sans lui, ce serait la cacophonie et la chorale Saint Brice n'aurait jamais été lauréate du grand concours organisé par le diocèse.

(suite sur le café littéraire CALIPSO en cliquant sur l'image ! )

Les livres à un sou sur MCD (juillet 2007)

http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2007/07/28/les-livres-a-un-sou/
Après l'école à l'école, il y avait l'école à la maison, celle des devoirs et des leçons. Une image : j'ânonne une fable de La Fontaine devant ma mère qui repasse le linge et me renvoie mémoriser ce texte qui refuse d'entrer dans ma tête de gosse de dix ans ; je détestais ce La Fontaine et ses grenouilles qui parlaient mieux que des hommes et surtout mieux que moi dès que je devais monter sur l'estrade et affronter le trou de mémoire qui déclenchait le rire moqueur des copains et l'ire de l'instituteur.
(suite sur Mot Compte Double, site de Françoise Guérin - cliquez sur la photo)

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EJB sur Calipso (juin 2007)

http://calipso.over-blog.net/article-10932283.htmlPatrick L'Ecolier m'accueille sur son site "Calipso", café littéraire de bonne fréquentation !
"Ernest J. Brooms ne tient pas un café mais il vous l'offre chaleureusement sur son site Pour le plaisir d'écrire. La porte est grande ouverte. Installez-vous confortablement, visitez, promenez-vous, fouillez partout, lisez, commentez....  et à l'occasion accompagnez-le dans ses balades littéraires au gré de la toile."

Le sourire

Le père est mort.
Raide sur le lit acheté en solde l'hiver dernier chez "Touconfort". Crédit zéro pour cent en dix-huit mois. Il avait fini par s'y résigner. Faut être de son époque, grimaçait-il. Mais en lui, se révoltait l'homme mutilé d'être réduit à survivre avec une pension tellement maigre qu'il avait perdu un peu de poids et beaucoup de sa fierté naturelle, de sa façon de regarder les gens bien en face. Dans les yeux. (Cliquez sur l'image du site pour lire la suite...)

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Lettre à C. sur MCD (juin 2007)

http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2007/06/14/comme-un-lacher-de-ballons/MOT COMPTE DOUBLE accueille cette fois "Comme un lâcher de ballons" (Lettre à C.)
                                                                          Froidmont, mai 2007

Lettre à C.
 
Tu as décidé de partir, il y a quelques jours. La souffrance de vivre t'était devenue insupportable. Et personne n'avait vu venir cette issue fatale. 
 
Il est des jours où l'on a envie d'écrire ce que l'on ressent, pour se vider d'un trop plein, pour être lu simplement. Sans vouloir jouer avec les mots, jongler avec les phrases, surprendre et séduire le lecteur, manipuler les sens et les idées… (Pour lire la suite, cliquez sur l'illustration...)

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Sur LITTERATURA (juin 2007)

http://litteratura.net/index.php?page=blogs-a-suivreErnest Brooms,  poète de l'instant, poète de l'éternité

Le site d'Ernest Brooms, véritable invitation à la lecture et à l'écriture, démontre que le web n'a pas de frontières et que le talent se cache partout et ne demande qu'à être mis au grand jour. Nouvelles chansons ... mais aussi auteurs invités ont leur place sur ce site dont il suffit de pousser la porte : "La porte est grande ouverte. Installez-vous confortablement, visitez, promenez-vous, fouillez partout, lisez, commentez...."

Avant de vous laisser vous laisser découvrir ces chemins littéraires, de suivre un fil d'Arianne, je voudrais remercier Ernest Brooms de s'être livré à un exercice difficile que nous lui avons proposé, à savoir répondre à la question suivante :

"Ecrire un plaisir ou un effort ?"

  • "Les deux ! C'est bien sûr un plaisir d'écrire. Mais avant, il y a déjà le plaisir éprouvé à concevoir le texte, le mettre en oeuvre mentalement, parfois des heures, des jours durant... L'écriture, elle-même, voit l'enfant naître. Personnellement, à ce stade, les mots coulent de source pratiquement. "Il n'y a plus qu'à écrire" ce qui est déjà conçu... et les surprises ne manquent pas, les personnages évoluent, se mettent à vivre et me dirigent parfois vers une  autre fin, une autre chute  que celle qui était "prévue".  Bref, que du bonheur ! Puis, il y a la relecture, un jour, une semaine, un mois plus tard. Et là, le texte résiste au temps ou pas. La notion de travail intervient souvent à ce stade. Il faut reprendre, remanier, simplifier, chasser l'inutile, se mettre à la place du lecteur, effacer les doutes, mettre en page, vérifier style et orthographe... Tout cela demande un effort, mais au bout, il y a la satisfaction de l'objet fini que doit ressentir tout artisan." (Cliquez sur l'image)

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EJB sur MDA (juin 2007)

http://www.mauxdauteurs.com/accueil.htmMaux d'auteurs, c'est un forum littéraire qui réunit de nombreux passionnés d'écriture. Membre de MDA depuis janvier 2007, j'y fais paraître quelques uns de mes textes (Nouvelles et textes courts : Le point blanc, Joyeux Noël, Les yeux troubles, Les vautours - Chansons: Les vies vides, Ma terre, L'adolescence...).
Cherchez mon nom dans la rubrique "Choisissez un auteur", un clic sur l'image du site et vous y êtes ! Un Forum à découvrir... Bonne visite ! EJB

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Lettre à mon fils sur MCD (juin 2007)

http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2007/05/08/lettre-a-mon-fils/#commentsUne nouvelle un peu grinçante sur le site de Françoise Guérin (Mot Compte Double).

"C'est fait ! La maison familiale est vendue. Faut dire que le père est mort et la mère, placée en maison de retraite. J'ai tout vidé de la cave au grenier : les meubles, les objets, les souvenirs… Un képi militaire des années soixante, un sillon de canne à pêche que le père utilisait pour diriger la fanfare, et des livres entassés. Un registre de naissance manuscrit des années 1800 ; l‘histoire du village, éditée en 1856 ; la législation sur les noms, 1883 ; l'occupation romaine en Hainaut Occidental ; les monnaies en Belgique ; notes personnelles d'harmonie musicale…(Pour lire la suite, cliquez sur le cahier bleu).

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Page blanche sur MDA (mai 2007)

http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2007/04/16/page-blanche-a-ernest-j-brooms-2/Françoise Guérin m'a accueilli à la Une de son site "Mot Compte Double " en me consacrant une "page blanche"... (Mot Compte Double est aussi le titre de son recueil de nouvelles parues chez Quadrature).
"Ernest J. Brooms est un auteur belge multirécidiviste : nouvelles, poésie, chanson, roman etc. Pour nous faire connaître son travail, il en donne un aperçu sur son blog. Ce soir, je vous invite à le découvrir à l'occasion d'une Page Blanche. Son texte a pour titre :”Mes mots…” Ca tombe bien !

Mes mots…
 
Mes mots n'étaient que bribes à peine audibles à l'oreille nue. On les de­vinait seulement à quelques enflures étranges. (Cliquez sur la photo pour lire la suite)

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Nord-Eclair (mars 2007)

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Hommage à Serge Gainsbourg

Cliquez pour agrandir l'imageLe 2 mars 1991

Serge est mort : la star a rejoint les étoiles

Serge n'était pas de chez nous. Il était d'un autre monde. Il venait de la pureté. La vraie. Ici, ils n'y ont rien compris. Cette pureté-là, ils l'appelaient " provocation ". Un besoin de s'affirmer " autre ", de distancer ceux d'ici, d'exploser les normes. Mais où est la normalité ? Dans ce qui est prôné par la masse ? Dans la perte de toute personnalité ? La norme ne pourrait-elle pas émaner d'une minorité marginale ? Qui s'annexe le droit de décider ce qui est normal ou anormal ? Les " normaux " ?

Serge s'affirmait double, Gainsbourg et Gainsbarre. Le moi et son autre. L'être et son ange - ou son démon -, c'est selon. Serge avait la clairvoyance de cette dualité qui rend l'homme unique. Et si l'alcool fait voir double, Serge était quatre ! Dérision ou distanciation supplémentaire, toujours plus loin et pourtant si proche !

La réussite ? Laquelle ? Populaire ? Le peuple s'attache aux gens hors norme car lui-même ne pourrait jamais supporter la vérité de ce qu'il est profondément. Il aime chez les autres, ce qu'il détesterait en lui-même. Paradoxe de l'être humain condamné à ce paradoxe nécessaire.

Le 30 mars 1988, je les ai vus danser, sauter, applaudir à Forest-National (Bruxelles) " C'est ma tournée : Happy Birthday " pour ses soixante ans. Spectacle. Où ? Sur scène ? Non, là, c'était le réel : l'univers musical de Serge à son top ! L'irréel était dans cette foule de jeunes nostalgiques (" les gamins, les gamines ") de n'avoir jamais osé, incapables de hurler de distinguer provocation et blessure. Quand on n'est pas sur la même longueur d'onde et qu'on s'y croit… Ils lui lançaient des cartouches de Gitanes  pour l'acculer inconsciemment à une mort qu'ils redoutaient eux-mêmes. Eux, les éternels. Peut-être appartenaient-ils aux écolos de service, militant de quelque campagne anti-tabac, qui poussaient à la mort pour exorciser la leur. Admirateurs ? Voyeurs ? Rapaces ? Goinfrés d'une jeunesse qu'ils sont les seuls à croire éternelle. Et un jour, la mort rejoint Serge. Alors, ils pleurent. Ils ont peur. De leur morte vie. Qui va désormais leur servir de miroir sans tain ? Ils continueront à écouter les CD de SG, reliquaires de cris étouffés en eux, mais poussés par un mec plus ultra. Un vol de plus, cleptomanes de musiques et de paroles, de quoi alimenter leurs palabres nocturnes et combler leur propre vide.

Serge rigole et se saoule ailleurs. Là où on ne compte plus les verres. Là où on ne se marre pas de l'ivresse qu'on ne connaîtra jamais. Serge a peut-être trouvé l'essentiel : la vraie tendresse. Toute simple. Qui manque ici. Et tant pis pour les voyeurs de malheur !

Son art ? Une quête inassouvie. Le culte du beau. Beauté normale que la nature lui avait refusée. L'homme à la tête de chou ! Il est si facile de déposer des choux sur sa tombe quand on a une belle gueule ! Comédie ! Jamais Serge n'a accepté ce que les autres appellent laideur. Aucune satisfaction dans ce domaine ? Lulu est beau, si beau, et Charlotte, for ever, et Bambou, jusqu'au bout, et Jane, marquée à jamais au fer rouge d'un amour rare, et toutes les autres belles, qui ne comptèrent pas ou peu.

La peinture restera inachevée, en manque de perfection. La musique de Serge rêve de classique. Mais c'est un art mineur, la chanson, qui consacre Serge. La douleur, même là ! Une flèche dans le cœur, l'amour douleur. Et tous crient réussite, réussite ! Leur propre stagnation leur fait admirer le moindre mouvement. Réussite ? Vous auriez dû demander à Serge ce qu'il en pensait. De sa réussite.

Et le jeu avec les mots ? L'essentiel. Mots kangourous sur ressort musical. L'illustration même de l'état profond. Vivre à contre-pied. Des autres. Par d'autres mots. Jonglerie de clown triste. Mais qui est vraiment clown ? Celui au nez rouge ou celui au nez busqué ? Qui rit vraiment ? Qui se moque ? Le clown ou la vie ? Quant au cirque, nul doute pour le situer. Ses représentations sont journalières. Et même diurnes. Nous tous en sommes les acteurs. Les faux-semblants. Serge était un vrai-étant. Faudrait réécouter ou découvrir " Dépression au-dessus du jardin… ". Nous sommes tous sous une dépression non atmosphérique mais vitale. Il y a seulement quelques poètes clairvoyants. Comme Serge. Qui de mots bâtissaient vies, formes, femmes et couleurs. Bonjour Rimbaud, salut Verlaine. Pauvres vous êtes qui ne vivez pas le rare, qui ignorez la magie des mots.

Faut-il être haï toute sa vie durant pour que les hommes vous aiment en proportion de leur haine, une fois mort ? Mais est-ce important d'être aimé après la mort ? N'est-il pas trop tard ? N'est-ce pas une colucherie de plus ? Frères de tous les pays, haïssons-nous. Hais ton prochain comme toi-même. Nouvelle bible. Nouveau Christ souffrant de trop de plaisirs. Une mode à creuser…

Les aphorismes de Serge. Ou l'art de l'économie. Du raccourci. La formule qui vous résume. La vraie voyance. Seuls, les aveugles voient clairs et les sourds entendent et les muets parlent de vrais mots. Il n'y a pas de miracle. Tout est faux.

Et Serge est retourné d'où il n'aurait jamais dû partir. Là où tout est autre et jamais semblable. C'est le hasard qui guide le plus clair de nos vies. Venu de nulle part. Ici, c'est le pays du jamais plus et du non plus. Ici bas, dit-on… On n'a pas tort. Ici, c'est vraiment bas !

J'ai parfois envie de te rejoindre, Serge. Tu as encore pris l'avance sur moi.

Ernest J. Brooms

Note : Ce texte a été écrit juste après la mort de Serge. Il s'était perdu dans la nature et les détours de ma vie. Je viens de le retrouver, en ce mois de juillet 2006 ! Coup de gueule, coup de cœur… Je lui ai donc donné une deuxième vie, comme celle qui continue à me relier à Serge Gainsbourg.

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