
L'esclave libre
Quand un esclave
s’évade
Même – s’il
reste clandestin
Son rêve –
telle une tornade
Emporte son
destin
La liberté le
happe
Son sang est
une écume
Le cœur -
marteau qui frappe
Sa tête comme
une enclume
Ses yeux
regardent à peine
La vérité en
face
Car elle est
trop vilaine
Et - lui
rappelle sa place
Aveugle sourd
et ivre
Il ne cesse de
courir
C'est sa raison
de vivre
Ou - De ne pas
mourir
Même quand il
tombe à terre
Vaincu par la
fatigue
Comme un vieux
loup de mers
Naufragé sur la
digue
Il trempe son
désespoir
Dans le grand
encrier
Et continue à
croire
Qu’il va y
arriver
A tenir sa
promesse
Et - libérer
son âme
Avant que la
vie cesse
De contenir son
drame