Né en Roumanie à l’ombre des Carpates, j’ai eu la révélation de la Danse Orientale lors d’une prestation de FEYROUZ –à Liège en Belgique au début des années 2003.
La voyant danser, je fus traversé par un indescriptible sentiment, ce qui me parut être le plus beau témoignage de la présence et manifestation de l’âme humaine.
Surpris par cet inattendu cadeau, j’ai instamment ressenti au plus profond de mon être un appel envers la danse, qui changea depuis, le regard posé sur la vie, le mouvement, le ciel et la terre, aussi sur nous tous. Nomades en train d’accomplir ce vieux rêve…..
Ce que j’ai trouvé fascinant chez Feyrouz était cette sensation d’apesanteur qui accompagnait chacun de ses mouvements. Après avoir traversé l’éther, la musique lui tourna autour pour s’imprégner de ses gestes puis se laissa dompter avec une indescriptible aisance.
Les lois de la pesanteur étant abolies, sous nos regards incrédules, elle dessina avec, d’irréelles arabesques, lettres d’un inconnu alphabet appartenant à une civilisation qui n’était - ni de ce temps ni de ce monde.
Sur le chemin de la danse, les danseurs ont mise le corps au service d’un esprit créatif et de l’âme en effervescence.
Le mot –transcendance - s’est discrètement niché dans mon vocabulaire ce qui, au delà d’un simple jeu de mots m’approche sans même le vouloir d’une certaine sacralité du corps en mouvement.
Transe sans danse ou danse sans transe ….that’s the question ?!!
En apparence, le mot peut avoir l’air « prêt-en-cieux «
Toutefois, dans la danse, chacun de nous derrière la mouvance du corps, est à la recherche d’une ascension.
Tentative du dépassement de sa condition terriblement humaine, vers ce qu’il ressent de plus pur, de plus inégalable.
C’est à partir de ce constat que j’ai assimilé la danse à la spiritualité,où - le bras tendu vers le ciel n’est pas simplement un accessoire dressé tel un poteau dépourvu de sens, mais deviendrait le fil conducteur entre la »finitude » du corps et l’infini.
Un trait d’union. Le garant que dieu existe.
L’humain lui tendant le bras en signe d’amitié salvatrice pour tous les deux.
Temporel et intemporel se sont donné rendez-vous au bout de chaque bras tendu, de chaque geste par lequel le danseur tente d’exprimer la beauté ressentie.
Maintenant - le passage de l’envie de l’âme à la réalité plus pratique du corps : (prison de l’esprit), qui trouve par la danse cette liberté provisoire, même si conditionnée et conditionnelle, (permettant l’accès au sentiment de plénitude), est légèrement moins abstrait.
Car sans cet état invisible mais détectable, les heures de cours risquerait de rester juste de la gymnastique. Ce qui n’est pas mauvais en soi.
Toutefois, c’est le petit plus qui fait l’alchimie où - la sueur devient élixir.
Imprégné par ce sentiment de beauté, j’ai commencé à suivre les cours donnés à Liège, puis cherché d’autres écoles de danse orientale aux alentours. Ainsi que des stages.
Ce qui me permît de me réapproprier nombres des muscles et mouvements qu’on ne fait pas dans la vie de tous les jours.
Il suffisait de redécouvrir les « bons » et de les inviter à danser avec moi, donc d’élargir la conscience corporelle au delà des limites imposées par des activités dites « normales ».
Assez vite, j’ai découvert avoir le » sens du rythme » ce qui pour la mathématique des DUM, DUM, TAC, TAC, était très bénéfique.
Parenthèse :
Il est dit que les yeux sont la fenêtre de l’âme,
ce qui fait que le
regard de quelque’ un peut illuminer ta journée ou - te fusiller - selon la disponibilité du moment de la personne.
Ceux qui auront la chance de rencontrer une seule fois le regard de Feyrouz, comprendront peut-être ce qu’il m’a révélé, en plus de sa danse.
Car à travers lui, même mystérieux et inexplicable, la beauté de l’âme m’est apparue comme le plus grand et inévitable cadeau de la création.
The New Ramsès
Paradoxalement la danse qui envoûte et m’appelle est dénommée (même si réducteur) « Danse du Ventre ».
Serait il un appel du paradis perdu - à la naissance - le ventre – ou … l’appel vers le mystère de la vie… ou tout simplement un ancestral échos qui résonne dans mes veines pour me rappeler le souffle rythmé de la vie….?!
Désireux d’authenticité orientale, d’aventure historique et de beauté, j’ai choisi le nom de scène –Ramsès -. (Mon frère …d’après les écritures…).
My réel name is Moïse …..
En plus des légendes et attestations historiques, Christian Jack, me fît connaître un Ramsès 2 profondément humain, conscient tout d’abord qu’en portant la couronne d’Egypte, il se sentait investit d’une grande responsabilité envers la destinée historique de son peuple, lui, étant dans ce carrefour ou : sable, or, sang et encens devaient créer la route qui les menait au delà de leurs rêves éveillés.
Souvenir de la première apparition scénique, en Hollande lors d’un Festival de danse Orientale :
Les frissons créés par la surdose d’adrénaline qui se déversait brusquement dans mes veines, me donnèrent la terrible sensation que tout échappe au contrôle de mon intellect.
Une puissante vague m’emportant à la dérive des sens, me rendît minuscule et sans consistance devant la réalité qui entourait notre préparation d’avant scène.
La seule chose dont j’étais encore capable, était de me laisser emporter …en criant sans voix les noms de tous les ancêtres espérant ainsi, q’une hypothétique divinité m’entende.
Le temps, se dilata, se condensa puis explosa en une multitude de minuscules particules difficilement saisissables.
Une fois le baptême de la scène passé, oh mon dieu (vieux réflexe), …oh ma déesse,… quel soulagement et quelle excitation….
J’étais prêt à recommencer encore et encore car sous l’effet dopant de l’adrénaline je me sentais emporté, presque invincible.
Une chorée de groupe crée ces indestructibles liens, ou chacun se sent concerné par le tout, et met en œuvre ce qu’il a de meilleur en lui même.
Je me sentais fier de notre exploit.
En décembre 2005, grâce a Fatima, une de mes professeurs de l’époque, j’ai eu la chance de voir la prestation d’un merveilleux couple de danseurs, –Beata et Horacio Cifuentes qui vivent a Berlin.
Ayant besoin d’un repère masculin viril et gracieux, (malgré la spécificité féminine accordée a la danse orientale), j’ai trouvé toutes ces qualités en Horacio qui est devenu depuis - mon Idole dansant-
J’ai vu et revu un de ses drums solos qu’il a fait en 1998, maintes fois, avec toujours le même sentiment de fascination et plaisir. Quel bonheur !!
La générosité légendaire de RAMSES n’est pas qu’un mythe…
En effet, il est prêt à vous dévoiler l’un des secrets de sa vitalité et de sa souplesse :
Comblé par ses bienfaits qu’il s’offre régulièrement, il désire, exceptionnellement, faire partager à ses amies et amis, et à leurs connaissances des moments de pur bonheur !!!
Vous pourrez bénéficier de 2 heures de massage sportif à l’effet délicieux.
Votre stress, mal de dos, fatigue et manque de tonus disparaîtront tous comme par enchantement. Votre corps, votre esprit et votre âme ressentiront une relaxation à nulle autre pareille.
Chaque muscle, chaque articulation, chaque phalange recevront les soins attentifs d’un expert de l’anatomie et de la physiologie dont c’est le métier.
Il connaît le corps humain « du bout de ses doigts ».
« Une fois que vous aurez goûté les bienfaits revigorants des massages procurés par Slavic, vous ne pourrez plus vous en passer.
Dépendance assurée !
Je ne m’engage pas à la légère et je joins ainsi deux photos témoins qui vous montrent le pauvre état physique dans lequel je croupissais avant de recourir aux massages sportifs de Slavic! »
RAMSES
Contacts : moiseenache@yahoo.fr
Slavic : SLV_2003@mail.ru
- « Papillon de L’Espérance » -
Je l’ai connue lors des précédents Festivals de Danse Orientale, où elle s’est distinguée avec le niveau élevé de ses chorégraphies, la précision des mouvements et le charme d’une femme « européenne » qui réussit impecablement à faire le parfait mariage entre deux cultures : - Orient et Occident- .
D’abord nous avons partagé des cours et stages avec des professeurs réputés.
C’est lors de la participation commune à la compagnie de danse égyptienne en 2007 que nous avons pu mieux nous connaître, pendant les nombreuses répétitions.
En plus du contenu artistique, le tissage des relations humaines s’est fait avec la fraîcheur de la découverte des différences et le bonheur des ressemblances.
Par son amour de la danse orientale, elle a réussi à voler aussi haut que les oiseaux, ce qui la classe incontestablement parmi les meilleures danseuses de la région.
Une lointaine culture de danse classique lui apporte dans son maintien une noblesse caractéristique.
Avec la maîtrise de la danse orientale et la sensibilité de son cœur elle réussi à traduire les subtilités des mouvements en émotions et à les offrir généreusement à ses fidèles spectateurs.
D’une grande créativité elle donna vie à quelques-unes de mes chorégraphies en tenant compte des multiples aspects où l’harmonie, la précision du mouvement et la transmission d’un message sont au rendez-vous.
En été 2006 j’ai fait un stage de danse contemporaine « Body of glass », combiné avec la technique Mathias Alexander, offert par Hazel et après quoi j’ai suivi les cours hebdomadaires qu’elle donne à Liège.
D’origine écossaise, parlant le français avec un imperceptible et charmant accent,elle vit pleinement les principes et valeurs qu’elle enseigne,ce qui fait que sa présence inspire une contagieuse sérénité.
L’équilibre et le respect du corps sont avant tout son objectif, avec à la carte, une sorte d’écologie du mouvement que j’ai immédiatement appréciée et adoptée.
Dans sa manière d’aborder le mouvement et la danse, elle nous prépara, attirant l’attention tout d’abord sur le moment d’avant le mouvement.
Un sorte de « retour à la maison avant de partir à l’aventure du mouvement ».
J’ai assimilé sa vision (et elle m’a confirmé que la comparaison était juste), avec l’avant Big Bang.
Ce vide apparent qui, avant que l’espace – temps naisse, a contenu ce que nous appelons maintenant - l’univers -
Donc nous contiendrons dans le - non faire - les germes de tous nos mouvements qui font surface une fois que le flux neuronal fait la demande ou …donne l’ordre de les libérer de la conscience pure.
Hazel a senti à travers sa riche expérience,que tout est en perpétuel changement donc le mouvement aussi d’un instant a l’autre , ce qui veut dire – mouvement différent – et pas nécessairement « mauvais ».
Car les choix sont multiples selon la prédisposition du danseur, contexte, conditions environnantes… .
Elle propose donc la diversité, l’improvisation, la spontanéité dans les mouvements pour permettre le plus possible, l’accès à l’intériorité fondamentale qui fait naître la parole du mouvement.
Depuis mon arrivée en Belgique en assistant maintes fois à des fêtes traditionnelles espagnoles organisées autour de Liège, je suis tombé sous le charme de la musique et de leurs danses endiablées.
Flamenco : cette mathématique pure qui devient poésie à travers la sueur, l’acharnement et l’exploration des profondeurs de l’âme !!
Apres un cours habituel de danse orientale, Feyrouz nous présenta un jour - Jenifer
D’origine espagnole, elle était venue à l’invitation de Feyrouz, donner une représentation et voir si des élèves seraient intéressés par un cours de flamenco.
En regardant cette merveilleuse jeune fille devenue par sa danse, sa grâce et sa légèreté la meilleure ambassadrice de ses ancêtres, mes souvenirs des fiestas d’antan ont refait surface.
La danse qu’elle nous fit découvrir lors de sa prestation, s’appelle Sévillanas.
Danse traditionnelle d’Espagne, elle réussi à lui donner par la précision de ses gestes la grâce de ses mouvements et l’innocence (encore) de son âge, une dimension qui ne pouvait qu’enchanter tout spectateur.
Mon cercle de la danse s’est élargi, en continuant le voyage oriental par une traversée de la péninsule Ibérique, avec tout son cortège qui la rend si spécifique…….
Flamenco, Fiesta, Alegria, Corrida, tragédies et amours passionnels, soleil et fierté parsèment les chemins de ce peuple hyperactif…
Me gûsta mucho Espana !!
D’origine belge, quand je l’ai vue danser la toute première fois - por tangos – lors d’un nouveau cours suivi en vue d’élargir mon séjour dansant espagnol, j’ai juré qu’elle venait de là-bas. Sevilla !
La passion prit corps et rendit les gestes dansants de cette charmante jeune femme d’une authenticité à couper le souffle.
Parlant la langue de Don Quichotte, elle me fit l’étonnante confidence des mois après, n’être attachée (physiquement) à l’Espagne que par une lointaine troisième génération.
Sa passion la rendit un excellent exemple pour ceux qui cherchent en eux la force et le courage de s’aventurer sur des chemins qui, au départ, semblent être éloignés de leurs racines biologiques ou culturelles.
A chaque fois - de que je mets mes bottines Sénovillas en contact avec le plancher de la salle de son cours, j’éprouve l’enthousiasme du premier jour.
Le feu sacré qui l’anime, par contagion, revigore le mien qui est aussi grand mais - non maîtrisé.
Sur ma route dansante, j’ai le plaisir de constater d’avoir que des Maîtres – Femmes - .
L’ambiguïté du mot, m’empêche de l’utiliser toutefois au féminin car – Maîtresses - sonnera différemment.
En tout cas - j’ai la chance d’avoir rencontré les meilleures !!
Partant du constat intime, que la trinité : corps, esprit, âme, n’est pas disposée dans une hiérarchisation verticale mais en une égalité co-relationnelle, je me suis permis (en prenant le risque d’être mal compris), de nommer, apres quelques années de connaissance :
Emmanuelle – Flamenco- : le Corps de la danse
Hazel – Danse Contemporaine - : l’Esprit de la danse
Feyrouz – Danse Orientale - : l’Âme de la danse
Et - tout les filles qui partagent la passion de la danse – des Princesses - .
En 2007 j’ai été invité à faire partie d’une compagnie de danse égyptienne naissante.
Le projet d’y grandir ensemble en partageant un même rêve était très stimulant car donnait l’impression d’y faire partie d’une grande famille.
Nous avons réunis autour du même idéal 10 personnes de 8 nationalités différentes : ».Egypte, Tunisie, Grèce, Belgique, Mexique, Maroc, Argentine, Roumanie.
Un échantillon du monde …
Pendant ma participation à la compagnie j’ai fait de nombreux stages avec des professeurs réputés :
El Ramah de Genève,
Zahira d’Allemagne,
Zaza Hassan de Paris,
La merveilleuse Leyla Jouvana de Duisburg Allemagne,
Salwa de Bruxelles.
Cela m’a permis d’accéder à un niveau plus élevé et de vivre d’encore plus près l’art de la danse orientale.
En novembre 2007 j’ai participé au CONTEST annuel, organisé par Leyla Jouvana et Roland, à Duisburg en Allemagne, en remportant le troisième prix pour ma catégorie, avec une première chorégraphie fantaisiste que j’ai appelé- Le Rêve d’Anaconda -.
Béjart. C’est à sa mort que j’ai découvert sa vie.
J’apprécie énormément le maître…..et son œuvre ….
Depuis mon arrivée en Belgique en 1992, j’ai appris la langue française – « au commencement était le verbe » - par la nécessité d’abord et par l’amour de sa poésie ensuite, sans y aller à l’école mais en étant très attentif à tous ceux et celles avec qui j’ai eu la chance de communiquer.
Ramsès à 20 ans !
De profondément gestuelle, elle est devenue essentiellement phonétique….
… et espère compréhensible….
« Dans ses discours – les verbes – Ont comme un goût de mangue «
Les mots sont traîtres car ne pouvant contenir ni vérité ni réalité, ils laissent la porte ouverte aux interprétations des deux….
Réflexion partagée…..
La Vie - est la plus grande illusion que l’univers connût depuis sa création, pour que l’esprit friand d’aventure, lui soit devenu prisonnier volontaire, pour créer la réalité dans laquelle il tente de se connaître et reconnaître.
Co - naissance - et re –Co - naissance sont les mots phare de la danse et l’activité artistique.
Défi auquel celui qui a pris le sinueux chemin de l’accomplissement du Soi porte une bonne partie de son attention.
La Liberté, c’est une autre illusion qui devient la source et le but d’une grande partie de nos agissements temporels.
Car elle est un - ETAT - et non pas un - FAIT - comme nous avons souvent tendance à le croire.
Seul - le retour à l’éternité la rendant véritablement possible, sa perspective effraie plus que ne réjouit celui qui tapote à sa porte - solidement verrouillée.
Toutefois facilement défonçable.
Mes ancêtres ont su et accepté la vérité qui se cache derrière la mort, ce qui leur a donné un regard différent sur la vie, à laquelle nous nous accrochons, sans vraiment tenir compte du seul but vraiment acceptable :
- Ressentir le sentiment le plus élevé -
- Ramsès -
juillet 2008
