
Tribulations d’un métèque
illettré
Il maudit la racine
Qui nourrit ses ancêtres
Même s’il pleure en sourdine
Pour chacune de ces lettres
Sur leur drapeau - un aigle -
Trop vieux pour s’envoler
Regarde comme un aveugle
Les millénaires passer
Avec seule certitude
Passé – présent - futur
Défilent sans altitude
- L’histoire s’érige en mur -
Sa quête
du devenir
Est comme une rivière
Il veut reconquérir
Le monde - ses mystères
Un jour - changea de route
D’amis et de patrie
En espérant sans doute
Ainsi changer de vie
Avec beaucoup de verve
Il apprit d’autres langues
Dans ses discours - les verbes
Ont comme un goût de mangue
Il vit soudain une chance
Dans la littérature
Et comme Descartes - il pense
Donc il est (Quelle culture) !!
Il dut longer les temples
Rafistoler sa foi
Chercher les gestes simples
Pour alléger sa croix
Tunnel et lumière
S’étalent devant ses choix
Mais de toute manière
Il reste esclave des lois
Pensant qu’il sera – libre -
Un mot qui est vulgaire
Avant de lire le livre
Du - sacré sablier
Qui compte les secondes
Les joies et nos misères
Pour rappeler au monde
Son âme - sa poussière
Le temps passant – il doute
Car la mélancolie
Qui a borné sa route
A - comme un goût de lie
- Ecoute moi - don Quichotte
La vie est éphémère
Des milliers de sots
Ont pris la même galère
Et ces moulins à vent
Qui ne cessent de tourner
De la nuit des temps
Ont vu les fous passer
Ainsi est fait le monde
Il reste toujours le même
Tu le redresses - il tombe
C’est la nature humaine
En fait - son heure de gloire
Annonce la déchéance
Les cimes sont illusoires
Elles cachent la décadence
Icare dans son berceau
Avec des ailes en bois
Rêvait d’un oiseau
Peut être même d’un toit
Hissé sur un poteau
Badigeonné de cire
Il s’est voulut héros
Je pleure (pour ne pas rire)
Le fils de l’homme lui-même
Descendit un bon jour
Pour toiser nos problèmes
Et réveiller les sourds
Il n’a pas plu aux prêtres
Malgré ses vérités
Il fut nommé
- le maître
Et ensuite …..Cloué
- Aimez votre prochain
Comme s’il était vous-même
Il prend le même chemin
Il fait le même carême
Pardonnez lui ses fautes
L’erreur - même sa nature
Heureux seront les pauvres
Qui reçoivent ma facture -
(Signé Jésus)
L’idée n’est pas mauvaise
Mais tout le monde crie
Qu’Il se sent mal à l’aise
Devant cette utopie
Une fois que l’on désire
La retrouver à l’œuvre
Trop de nababs respirent
Et pas assez de pauvres
Quand notre comédie
Toucha son apogée
Pour diluer la lie
Enfin - la partager
Un jour quelqu’un s’est dit
Que ça serait seyant
De transcender ce mythe
Et même les océans
Gravir tous nos espoirs
Porter la bonne nouvelle
Trouver un bon foutoir
Où - vider nos poubelles
Pour faire cette croisière
Vespucci fut choisit
Il prit quelques galères
Chargea tous nos débris
Et pour que la couronne
Soit sûre de ces démons
Elle embarqua ses hommes
Des prêtres – fous - canons
Pour décréter aux autres
Nos grands
messages de paix
La foi des vieux apôtres
Et- - tous ses vices cachés
La terre fut découverte
Vespucci eut la rage
Car l’herbe était
trop verte
Et l’autre - trop sauvage
-Sauvages chiens sans âme
Juste quelques champs de fleurs
On va changer vos femmes
Contre nos vieilles -(Valeurs)
Et pour que cet échange
Paraisse plus équitable
Vous aurez tous nos anges
- Même les indésirables -
Mais - l’Amérique nouvelle
Changea fort depuis
Cette jeune demoiselle
A légèrement vieillit
Je la connais à peine
Elle a une belle allure
Capricieuse reine
Jolie - mais immature
Ou trop gavée en fait
Pour faire ces crises de foie
Elle a mangé peut être
Toutes les Galettes des Rois
Les vieux proverbes nous disent
Que pour avoir la paix
Pendant les temps de crise
- Garder les armes tout près -
Mais - si la crise perdure
(L’Histoire Est une Ecole)
Bannir la voiture
Et boire moins de pétrole.