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Récit de voyage


Introduction

J'ai eu l'idée de ce site car, vous vous en doutez, j'adore la Roumanie et je veux vous faire partager mon amour pour ce beau pays.
Rien ne m’avait préparé à cela car si on m’avait même dit un jour que j’y mettrais les pieds, je vous aurais ri au nez. Qu’aurais-je été faire dans ce pays qui est l’un des plus pauvres en Europe, qui est rempli de voleurs et de policiers corrompus (stéréotypes quand vous nous tenez) et pourtant…
Comment cela a-t-il commencé? Pourquoi? Qui ? Que ? Quoi ? Dont ? Où ? Lisez la suite pour l’apprendre…

Début

Eh bien, cela a commencé en l'an 2001, en juin, lorsque j'ai rencontré celle qui allait devenir ma future épouse. Oui, vous avez bien deviné, une roumaine. Elle était fille au pair ici en Belgique. En septembre 2002, nous sommes partis en Roumanie pour visiter sa famille, visiter le pays et collecter des documents pour…nous marier (le mariage a eu lieu à la fin septembre) et c’est lors de ce voyage que j’ai eu mes premiers contacts avec ce pays. Jusque là, en effet, pas grand-chose car il faut vraiment être sur place pour découvrir le pays et ses habitants.

Premier contact

Mon premier contact a été lorsque sa famille est venue nous chercher à l’aéroport international de Bucarest. Evidemment, je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils disaient et ma (alors) petite amie me servait d’interprète. Je serai direct. Le contact fut rude. Juste le trajet depuis l’aéroport jusqu’à leur maison, située dans le quartier de Colentina, réputé chaud (en fait, pas du tout mais ne vous y promenez peut-être pas tout seul la nuit) fut assez mouvementé ; pas de ceintures de sécurité dans la voiture,( !), la conduite des roumains étant assez (très) approximative et tout à fait périlleuse, c’est suicidaire ! Maisons délabrées, routes en (très) mauvais état, gitans mendiant au bord des routes, charrettes tirées par des chevaux ( !) sur la route nationale. Bref, rien de bien réjouissant et même plutôt décevant par rapport à l’idée que je me faisais d’une Roumanie de légende avec un château en haut d’une colline entouré par la brume et des paysans habillés comme il y a 3 siècles. Je sais, ce n’est qu’une image d’Epinal mais ne l’avez-vous pas vous aussi ?
Arrivée chez mes hôtes (en fait mon futur beau-frère), nous avons été très très bien accueilli, son frère me jaugeant en voyant si je voulais boire une palinca (alcool de prunes roumain excellent mais trop fort pour moi). Je refusai en disant que je préférai la bière et vu qu’ils tiennent aussi (mon beau-frère est en effet dans les « affaires » avec sa femme. En fait, à l’époque, il était policier (précieux sur les routes roumaines et les radars, j’y reviendrai plus tard) et entre autres affaires, ils tenaient) un café, elle me fut servie dans la minute. La bière roumaine est d’ailleurs excellente. Ma future belle sœur nous disait que notre future bébé serait très beau…eh oui, en Roumanie, une fille est sensée se marier vers les 20 ans maximum et faire un bébé dans les 9 mois qui suivent. Cette tradition tend à changer car ils s’occidentalisent mais quand même…force me fut de devoir la décevoir car il était encore trop tôt pour cela mais sa prévision s’est quand même révélée exacte...Ils étaient très gentils et j’étais la sensation du quartier. Vous imaginez qu’un belge en Roumanie en l’an 2001 était encore une sensation. Maintenant, plus du tout évidemment mais à l’époque, si. …

Bucarest

J’étais très avide de voir Bucarest et d’aller y faire un tour mais Bucarest n’est pas Bruxelles ou Paris et je dus attendre un peu avant que son frère nous emmène faire un tour en ville. Une fois encore, je fus très déçu car tout le chemin depuis leur maison jusqu’au centre est un parcours du combattant dans le trafic bucarestois au milieu de boulevards jonchés de part et d’autre de la route d’immondes blocs HLM à l’architecture staliniste en ciment décrépi et tombant en ruine. Une fois de temps en temps sur le chemin, vous entrevoyez une église miraculeusement sauvée de la démolition on ne sait comment et se dressant fièrement sur son site. Les roumains, des gens très croyant, se signent avant de passer devant.

Administration roumaine

Nous avons dû passer quelques jours à Bucarest pour que ma petite amie organise l’octroi de tous les documents nécessaires (grâce à un ami colonel de son frère sinon cela aurait pris des mois), une gageure dans ce pays à l’administration encore communiste et tout à fait corrompue. En effet, pour chaque document, elle se devait de donner un petit cadeau au fonctionnaire ! En tant que belge, j’étais scandalisé (et pourtant chez nous, quand on y pense…) mais c’était comme ça où alors on était encore là-bas pour des mois ! Petit conseil à ce sujet, cette pratique tend à disparaître dans l’administration (le parquet anti-corruption y veille) mais si jamais vous avez la malchance d’être hospitalisé en Roumanie ( ! prenez une bonne assurance rapatriement, c’est un must absolument nécessaire), n’hésitez pas à y recourir pour être sur d’être convenablement soigné !!!
J’en étais réduit à l’attendre à la maison devant la télévision ou à l’accompagner un peu dans Bucarest dans ses démarches. Nous en avons quand même profité pour visiter Bucarest en essayant d’utiliser les transports en commun quand il n’y avait pas moyen de faire autrement (à éviter) et devant me retenir de parler français pour ne pas attirer les voleurs (!), même en taxi pour ne pas faire augmenter le tarif ( !) ou en voiture, avec un voisin quand il en avait le temps. Nous sommes ainsi passés devant la maison du peuple, l’ancien palais du dictateur Ceausescu, devant la Place de l’université où les combats de la révolution de 1989 ont eu lieu, visité le musée ethnographique, le parc Herestrau, où nous avons même fait un tour en bateau.
Bucarest a malheureusement été presque totalement détruite par Ceausescu et la dictature communiste. Ceausescu a ainsi fait disparaître une bonne partie de l’ancien Bucarest pour y construire les infâmes blocs mentionnés plus haut et son palais (Palatul Parlamentului) démesuré où règne le rococo et le tape à l’œil, même s’il s’agit du deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone. Je ne l’ai d’ailleurs visité qu’en 2007 car cela ne m’avait pas intéressé auparavant. Jetez-y un coup d’œil avec Google Earth, c’est quand même impressionnant. Bucarest fut donc une déception, heureusement compensée par la visite future des autres villes dont Brasov ou Sibiu…

Départ

Les démarches terminées et son frère ayant pris quelques jours de congé devant ma déception de ne pas voir le pays, nous partîmes enfin à la découverte du pays !

Chez Mamica

Bien sûr, le voyage a commencé par la visite des parents de ma future épouse, qui ont d’ailleurs pleuré de joie lors des retrouvailles. Le récit de cette visite est d’ailleurs très intéressant à plus d’un titre. Le voilà donc :
Tout d’abord, le voyage entre Bucarest et le village de Dedulesti, le village de ma belle-mère situé à 120 kilomètres au nord de Bucarest fut meilleur car la nationale venait d’être rénovée. En une heure environ, nous arrivâmes à Ramnicu-Sârat, la petite ville (affreuse, juste un ensemble de blocs. Dommage qu’il ne reste rien du monastère (un sur une liste impressionnante) qu’y avait fait construire Etienne le Grand) située à 12 km du village où nous sommes allés faire quelques courses aux magasins avant d’aller au village. La route vers le village était très agréable. Imaginez une petite route de campagne longeant la rivière de Ramnicu-Sârat flanquée de collines bucoliques et de vieilles maisons typiques. Avant d’aller voir mamica, Marin (mon beau-frère) nous emmène chez un de ses (nombreux) amis du village pour y acheter du vin (au jerrycan !) puis nous allons chez mamica. Je découvre une vieille maison à l’architecture campagnarde (une terrasse devant la maison, des escaliers pour la monter, l’entrée au milieu, entourée de deux fenêtres. A l’intérieur, un couloir au milieu menant aux portes des deux pièces principales et deux autres pièces au fond) au bord de la rivière avec pour paysage des belles collines vertes entourée d’un jardin coquet et bien entretenu et bien sûr je rencontre mamica. Imaginez une belle petite bonne femme d’une soixantaine d’années avec des yeux bleus intenses et un sourire franc, habillée de vieux vêtements fripés, d’un éternel fichu et des rides d’une personne qui a passé sa vie sous le soleil de Roumanie. C’est la paysanne roumaine type ! Son père est arrivé par après. Imaginez le même genre de visage buriné par le soleil et vous aurez son portrait. Après la joie des retrouvailles, nous avons fait ce que nous faisons désormais à chaque visite, un gratar, c.à.d. un barbecue ! Marin a égorgé une poule et nous l’avons dégustée avec du fromage (semblable à la feta), des tomates et des concombres, le tout arrosé de vin. Un dîner simple mais excellent. Quelques personnes du village se sont invités pour venir voir la fille prodige rentrée de Belgique et une dame nous a d’ailleurs invité à un barbecue chez elle le soir même. Nous y avons d’ailleurs très bien mangé. J'étais quand même quelque peu étonné quand la dame m'a raconté regretter Ceusescu! Eh oui, les retraités vivaient bien mieux sous le communisme que le capitalisme. En effet, essayez un petit peu de vivre avec 60 euros(!!!) par mois de pension...
Nous avons passé deux jours là-bas, nous sommes un peu promené dans la région puis nous sommes allés rendre visite à un ami de Marin qui habitait plus loin sur la route, vers les collines. La route jusque là fut assez difficile (route remplie de nids de poule ou…pas de route du tout !). Son ami nous a accueilli avec chaleur et son épouse m’a servi des sarmale à manger pour le repas de midi. Je vous recommande particulièrement cette spécialité roumaine, des feuilles de vigne farcies mais différentes des grecques ou turques qui sont servies froides. Nous avons ensuite continué la route et sommes arrivés à un lac situé tout en haute de la colline (je dirais même montagne car nous longeons les Carpates) . Marin a voulu qu’on s’y baigne ! Malgré la température glaciale de l’eau et vu que la température extérieure était très bonne, nous nous sommes baignés et malgré le froid, c’était très agréable. Nous sommes ensuite revenus sur nos pas pour repartir en vadrouille malgré la déception de Camelia qui aurait voulu passer plus de temps avec sa maman mais qui a dû se résoudre à venir avec nous car j’aurais eu du mal à comprendre Marin sans elle. Remarquez que la dernière fois que j’y suis allé, je suis parti juste avec lui une semaine en Transylvanie et en Moldavie. ..

Curtea de Arges

Notre première étape est la ville de Curtea de Arges. Visitez le Monastère de Manole, chef des ouvriers qui construisait ce monastère qui se détruisait tout seul la nuit. En rêve, il eut la solution à ce problème, il apprit que pour construire le monastère, il devait emmurer la première personne qu’il verrait le lendemain matin. Ce fut malheureusement sa femme ! Le monastère fut construit. A la fin de la construction, il se jeta de l’échafaudage et une fontaine jaillit à l’endroit de sa chute, telle est la légende…

Les montagnes Bucegi

Nous repartons de Curtea de Arges pour les montagnes transylvaines ! Plus nous nous en approchions, plus le paysage devenait magnifique. C’est simple, imaginez la Suisse ou la forêt noire ! Des montagnes à vous couper le souffle et des sapins résument assez bien le paysage mais pas sa majesté.

La grotte de Ialomita

Lors de la montée, Marin prend tout d’un coup une petite route de campagne dans les bois. Surpris, je demande à Camelia où on va mais elle ne sait pas me répondre. Le voyage devint alors épique car je le rappelle, la voiture de Marin de l’époque, une Opel Ascona, n’avait pas de ceinture, alors, rouler sans ceinture, sur une route normalement empruntée par les tracteurs, remplie d’ornières et longeant d’un côté une forêt épaisse et de l’autre des précipices, …autant vous dire que je m’agrippais à la poignée et suais à grosses gouttes surtout quand nous croisions un camion de bûcherons qui se demandait ce qu’on faisait là. Plus d’une fois, j’ai failli demander à Marin de faire demi-tour devant la difficulté de la route (il nous aurait fallu un Aro, un 4x4 roumain aujourd’hui disparu) et ce malgré sa dextérité au volant mais finalement, nous arrivâmes à destination. En fait, c’est ce que je croyais. Nous étions arrivés dans une étendue sans arbres (nous étions trop haut) avec devant nous, une cabana (un refuge de montagne). Nous avons juste pris une ciorba (soupe roumaine au goût aigre(excellente, un peu difficile la première fois qu’on y goûte puis on ne peut plus s’en passer…mangez-la avec du pain, surtout si elle est servie avec des piments !)) et Marin décida alors de repartir car il semble que ce n’était pas là qu’il voulait nous emmener. Nous sommes donc repartis et rebelote pour le trajet sauf que cette fois, il nous emmena au fond du bois dans ce qui semblait être une communauté de moines, en fait, le monastère de Ialomita, fondé au XVIe siècle (situé à l’entrée d’ une grotte dans les montagnes Bucegi). Nous quittons la voiture et marchons un peu le long de maisons en construction. Marin parle un peu aux moines et puis nous emmène le long d’un chemin étroit et escarpé. C’est un endroit que je vous recommande car encore inconnu des touristes (et pour cause avec la route !). le monastère est vraiment situé à flanc de montagne et derrière lui, une grotte, « Pesterea Ialomitei », magnifique à visiter. Il suffit de demander aux moines et il viendront allumer le groupe électrogène pour vous faire visiter le site. L’entrée à l’époque ne coutait pratiquement rien. Ne manquez pas d’acheter un magazine de souvenirs car cela vaudra mieux que vos photos gâchées par l’obscurité et de toute façon, il est assez bon marché. Après la visite de la grotte, nous repartons vers la voiture et voyons de loin dans la vallée un assez bel hôtel qui, d’après Marin est un 5 étoiles. Il veut qu’on y passe la nuit. Mon budget était alors (et l’est d’ailleurs encore) assez limité, je voulais donc refuser mais devant son insistance et sa proposition de payer les trois-quart du prix, j’acceptai et j’ai bien fait car l’hôtel était équipé d’un sauna et d’une piscine chauffée qui fut un bonheur total !

Le lac vert

Après être revenu sur la bonne (tout est relatif…) route. Nous redescendons la montagne et nous arrivons devant un lac d’un vert émeraude totalement envoûtant. Nous nous arrêtons là-bas et buvons un verre à la terrasse d’un café qui jonche la route. Scène cocasse d’un jeune tzigane qui court après son âne…

Pause-dîner avec les cymbales

En route pour Sinaia. Avant d’y arriver, nous faisons halte dans un restaurant typique, « Cabana cu trei brazi » où nous dégustons un exemple de la gastronomie roumaine. Le plat : des sarmale : feuilles de vigne farcies (excellent ma foi), le dessert, des papanasi (des croustillons) à la crème surmonté d’un coulis de fraises…mmmmmmmm tout au long du repas, nous étions accompagné par de la musique roumaine jouée par des musiciens habillés en habits traditionnels tout comme leurs instruments (cymbales, une sorte de guitare à plat sur lequel le musicien tape sur les cordes avec des bâtons) et un accordéon, je crois.

Sinaia, le château Peles

Arrivée à Sinaia, station hivernale et thermale des Carpates roumaines du sud. Très belle petite station équipée d’un téléphérique qui mène aux Babele (un ensemble de pierres érodées par le vent), dont le Sphinx , de quelques cabanes et agrémentée d’une très belle cathédrale et surtout des Castel Peles et Pelisor, le château et la résidence de Charles 1er rendus récemment au roi Michel qui a promis de les laisser visiter par le public. Nous ne les avons pas visités cette fois là, ce sera le sujet d’un chapitre consacré à mes voyages ultérieurs.

Départ pour Bran

Il est déjà tard quand nous partons de Sinaia pour notre prochaine étape, le castel Bran, le château de Dracula ! Nous arrivons à Bran alors qu’il fait déjà noir et nous demandons où aller dormir. Je suis toujours aussi radin (et toujours aussi pauvre), je veux donc trouver une pension qui malheureusement affichent toutes « complet ». Marin demande alors à un jeune du village s’il ne connaît pas un endroit où nous pourrions dormir. Il nous propose de venir chez lui ! Ce que nous fîmes. Il nous reçut chez lui où nous avons très confortablement dormi et le lendemain matin, nous avons mangé un excellent petit-déjeuner avec du fromage frais et du lait juste trait de leur vache. Les gens étaient vraiment très hospitaliers et sympathiques.

Castel Bran

On dit que Vlad Tepes, Vlad l’empaleur, celui-là même qui a inspiré Dracula à Bram Stoker y aurait vécu. Le Castel Bran est un château de conte de fées quand on le voit de loin avec sa toiture rouge sang. La visite du château est très intéressante. Possibilité d’acheter un souvenir parmi les innombrables vendeurs de breloques à la sortie…

Brasov

Dans la soirée, nous nous dirigeons alors vers Brasov. Très belle ville à l’architecture saxonne. Ne manquez pas de visiter l’église noire, située tout près de la grand-place, ainsi nommée suite à l’incendie qui l’a ravagée il y a des siècles. Je voulais la visiter mais je n’ai jamais eu l’occasion. Ce sera pour un de mes prochains voyages. Il est aussi possible, je crois, de visiter une vieille tour de garde à la sortie de la ville, les restes de la citadelle.

Cerbul de Aur

Nous arrivons tard et la ville est noire de monde. En effet, nous tombons en plein milieu du festival du « Cerf d’or » qui a lieu au mois de septembre tous les ans sur la Grand-Place. C’est à la fois un concours de musique international, un festival de musique traditionnelle (qui marche très fort en Roumanie) et un festival qui accueille également des artistes internationaux comme Pink, Sheryl Crow etc. Malgré le prix peu élevé d’entrée, nous allons juste boire un verre dans un café puis nous trouver un endroit pour dormir. Le lendemain matin, nous décidons d’aller voir Poiana Brasov.

Poiana Brasov

Poiana Brasov est une station de sports d’hiver. Bien sûr, nous étions en septembre alors nous nous sommes contentés d’une ballade en bateau sur le lac et d’un excellent repas dans le restaurant en face duquel se trouve une statue de Decebal, le célèbre chef de tribu Dace qui s’est battu contre Trajan, l’empereur romain.

Sibiu

Nous repartons de Poiana Brasov, passons à travers Sibiu (je l’ai visitée récemment et vous en parlerai plus tard) et nous dirigeons vers la Moldavie et plus exactement vers la Bucovine et ses monastères…

Les Carpates

Pour arriver en Moldavie depuis la Transylvanie, nous devons traverser les Carpates. Nous passons à travers ces paysages magnifiques où sapins, vallées garnies de lacs enchanteurs, champs, bottes de foin, monastères et maisons traditionnelles se côtoient et nous arrivons en Moldavie.

La Bucovine

La Bucovine est cette région de Roumanie où la plupart des monastères sont concentrés.
Les différents monastères que nous visitons sont aussi envoûtants que les rites qu’on y pratiquent. Je vous conseille de vous attarder un peu si vous avez la chance d’assister à une messe. L’atmosphère est magique. Ah oui, un petit conseil, ne venez pas habillé en short (pour les hommes) ou en mini-jupe pour les femmes, car vous ne pourrez alors visiter les monastères que revêtus d’une sorte de bure prêtée par les moines et vous aurez l’air ridicule. J’en sais quelque chose…
Nous avons ainsi visités tour à tour les monastères de Sucevita, fortifié comme une citadelle, Moldovita, Humor et j’en passe…pour finir par celui de Voronet mais nous arrivons trop tard pour le visiter. Nous décidons de passer la nuit sur place, dans une pension très agréable pour visiter le monastère le lendemain matin. Voronet est réellement le plus beau monastère et il mérite son surnom de chapelle sixtine de l’Orient. Nous repartons vers la ville de Targu Neamt où nous visitons une citadelle de l’extérieur puis repartons vers la mer.
Au bord de la route, nous voyons une église au style russe que nous visitons. Rien d’exceptionnel mais on voit que nous sommes près des frontières avec l’Ukraine et l’architecture de cette église est radicalement différente de la roumaine.
Nous quittons finalement la Moldavie et partons pour le Delta du Danube.

Constanta

Nous faisons une petite halte à Constanta, station balnéaire sur la côte de la Mer Noire où nous passons devant l’hôtel d’un footballeur roumain qui a réussi et dont le nom m’échappe, faisons un tour devant le casino (qui a l’air déserté et en relativement mauvais état), nous visitons le mini aquarium et nous baladons sur la digue. Nous reprenons alors la voiture et passons devant la station de Mamaia puis faisons route pour vers Tulcea où nous cherchons un bateau pour visiter le Delta du Danube.

Delta du Danube

Nous faisons plusieurs bateaux sur le port et demandons le prix pour une visite du Delta. Il me paraissait à chaque fois assez élevé mais nous avons fini par en trouver un qui pratiquait un prix plus raisonnable même si je le trouvais encore élevé. Nous partons donc pour le Delta. Imaginez les films américains qui se passent en Floride ou dans la Nouvelle-Orléans, dans le Bayou. Eh bien, pareil + les oiseaux. Il n’y en avait tout de même plus beaucoup car nous étions tout de même en septembre donc pas de pélicans par exemple mais le paysage valait le détour. A un moment, nous arrivons dans des espaces beaucoup plus dégagés où se trouvent plusieurs vieux bateaux qui ont l’air de rouiller paisiblement. Nous étions déjà en Ukraine et les matelots du bateau nous faisait des grands signes. Ils voulaient qu’on aille les voir mais par sûreté, le capitaine refuse fermement. Je ne sus jamais ce qu’ils nous voulaient. Un peu plus loin, un poste frontière où nous passons pour repasser en Roumanie. Je n’avais que ma carte d’identité avec moi et heureusement les gardes-frontières ne me posèrent aucun problème. Nous nous arrêtons un peu plus loin dans une gargote qui ressemble à un café et nous nous y désaltérons. Sur le chemin, du retour, l’obscurité s’étend de plus en plus et le froid se fait clairement sentir. Nous passons devant une cabane de pêcheurs qui essayent de nous vendre le produit de leur pêche mais quelque chose ne plaît pas à marin et nous ne prenons rien. Camelia et moi allons nous réfugier dans la cabine car de toute façon on ne voit plus rien et nous commencions aussi à avoir vraiment froid. Toutefois, sur la route plus tard, plein de vendeurs sur le bas-côté nous proposent aussi du poisson et marin finira par acheter un énorme Merlan que nous mangerons au barbecue en rentrant. Nous aurions pu trouver un endroit pour dormir dans le coin mais Marin voulait rentrer à Bucarest. Il roula alors toute la nuit avec Camelia qui dormait à l’arrière et moi qui essayait de ne pas m’endormir car je redoutais les routes dangereuses et avais peur que Marin ne s’endorme. Quelques heures plus tard, nous étions à Bucarest

Buzau et ses volcans

Sur le chemin du retour, Marin s’arrête dans les environs de Buzau où nous partons visiter les "volcans boueux" de la région. . J’étais quand même très excité car c’était la première fois de ma vie que je voyais cela mais mon excitation fut vite dissipée quand je vis les volcans. En effet, ce ne sont pas des volcans à proprement parler mais plutôt des trous d’où sortent du gaz. C’est une région assez désertique au paysage pratiquement lunaire fait d’un sol de sable et au milieu des trous d’où des bulles éclatent à la surface, en fait les fameux volcans. Rien à voir avec les volcans de Prahova.

Le château de Hunedoara

Septembre 2008. Lors de ma semaine passée en Roumanie cette année. J’ai passé quelques jours à Bucarest, je suis parti en périple pour voir le château de Hunedoara avec Marin et enfin je suis allé voir avec lui le village où il officie en tant que policier communautaire (sorte de policier local en Roumanie) de la commune de Ganeasa. Toutes les photos sont sur le site dans la rubrique « photos ». Je vais vous raconter ici le voyage pour la visite de Hunedoara ainsi que la visite de Ganeasa.

A suivre...

Dans les prochains épisodes, je vous relaterai mes visites des gorges de Bicaz, du Lacu Rosu( le Lac Rouge), la visite de la ville de Iasi, d'autres monastères, du site de Histria, de Targu Jiu et de bien d'autres visites touristiques intéressantes ainsi que de mon année passée en république de Moldavie en tant de lecteur de français à l'université d'Etat de Chisinau!

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