"Le Club" - Brasserie Templière -

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croix pattée

7, Place Astrid

B-5500 DINANT

Taverne, cuisine médiévale, petite restauration, soirées à thèmes, conférences, ...

Salle de banquet à l'étage sur réservation

Tél.: 0032 (0)82 / 22 20 29 - 0032 (0) 494 47 48 72

sceau des templiers

 

L'ordre du Temple était un ordre religieux et militaire international issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge; Ses membres étaient appelés les Templiers.

Cet ordre fut créé le 18 janvier 1129 à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Hugues de Payns en fut le premier maître.

L’Ordre oeuvra pendant les XIIe et XIIIe siècles à l'accompagnement et à la protection des pélerins en route vers Jérusalem dans le contexte de la guerre sainte et des croisades.

Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors de la Reconquête.

Afin de mener à bien ses missions et notamment d'en assurer le financement, il constitua à travers toute l'Europe chrétienne et à partir de dons fonciers, un réseau de monastères appelés commanderies.

Cette activité soutenue fit de l'ordre un interlocuteur financier privilégié des puissances de l'époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif avec certains rois ou à avoir la garde de trésors royaux.

Après la perte de la Terre Sainte en 1291, l'ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France Philippe le Bel.

Il fut dissout par le pape Clément V le 22 mars 1312 à la suite d'un procès en hérésie.

La fin tragique de l'ordre mena à nombre de spéculations et de légendes qui courent toujours aujourd’hui.

 
« De notre vie vous ne voyez que l'écorce qui est par dehors. Car l'écorce est telle que vous nous voyez avoir beaux chevaux et belles robes, et ainsi vous semble que vous serez à votre aise. Mais vous ne savez pas les forts commandements qui sont par dedans. »

Non nobis Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam

 

DOUBLE REVEIL

 

Peut-on être un mouton et se mettre à gronder en montrant les dents ? 

Cette question m’était posée comme un nœeud permanent dans la gorge.  Elle pesait le poids d’une croix de chêne.  Elle resta longtemps sans réponse criante. 

Je savais pour mon plus grand malheur que je vivais dans une bergerie tentaculaire sur une grosse boule ronde. 

Une bergerie… et les larmes me coulaient.   Je me souvenais, que depuis tout petit,  toujours les bergeries m’avaient fait pleurer.

Une nuit, je fis un rêve déchirant que je croyais absurde, un rêve tellement hyperréaliste qu’il semblait me projeter hors du rêve.  Tout se passait beaucoup plus vite que dans la réalité.  A un rythme rapide et saccadé de film de Chaplin. 

En trois coups de dents très pointues, aussi aiguisées que les secondes qui nous rongent la vie, j’avais avalé, chair et laine, le Roi des moutons qui n’était que le valet des bergers. 

Eux-mêmes, n’étant que les serviteurs à l’échine courbée, d’un pouvoir absolu, masqué et lointain.

Un mouton peut-il manger les bergers ?  Voir…  Le savoir vraiment prenait cette fois une importance capitale… 

Deux coups de dents et ce fut fait.  Un berger de moins dans le cheptel.  Et les autres bergers se mirent à bêler d’incompréhension et de tristesse…

Le sang répandu partout était aussi épais que du chocolat fondu.  J’étais écœuré.   Je voulais retourner dans le giron de ma mère, ou mieux encore, dans son ventre.   Mais comment la retrouver au sein de cet immense troupeau ?

Courir vers la rivière, voir les tatouages sur mes fesses dans le miroir de l’eau.  On m’avait dit qu’elles étaient marquées de chiffres et de lettres pour me distinguer des autres moutons, suivis d’autres chiffres et d’autres lettres qui désignaient ma mère.  Le certificat d’origine…

Je me contorsionnai et  finis par lire dans l’onde: « Blaise, fils de… »  

Blaise ?   Je ne m’appelle pas Blaise ! 

Plus tard, m’étant réveillé tout en croyant dormir encore pendant plusieurs jours,  je découvris dans un livre que « Blaise » était un mot d’origine celtique dont la forme première désignait le loup.

La vérité se mit à hurler  -et elle ne cesse depuis-  à me rendre sourd…

Je me plonge dans la contemplation des fesses de mes semblables.  

Plus seulement celles, trop agréables, des jolies petites agnelles. 

Sûr qu’il y a ici de nombreux autres loups à qui l’on a fait croire qu’ils étaient des moutons. 

Moi?  Ill me reste de nombreux coups de dents…  Pour qui ?

J-L Vernal

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SERMON SUR LES SEPT DONS DU SAINT-ESPRIT.

 

1. La première grâce est la crainte du Seigneur. Qui la possède, déteste toute iniquité, selon cette parole du Prophète : « J'ai eu leur péché en horreur et l'ai exécré (Psal. CXVIII, 163), » et, dans un autre endroit : « J'ai détesté toute voie d'iniquité (Ibid.). » Car il est écrit: « La crainte du Seigneur hait le mal (Prov. III, 7). » Job est appelé « un homme craignant Dieu et s'éloignant du mal (Job. I, 1). » Sans cette grâce, la première des grâces et le principe de toute la religion, aucun bien ne peut se produire ou se développer. De même en effet, nue la sécurité ou la paresse sont la cause et la source de tous les manquements, de même la crainte du Seigneur est la racine et la gardienne de tous les biens. Aussi l'Écriture dit-elle : « Si vous ne vous maintenez constamment dans la crainte du Seigneur, votre maison sera promptement renversée (Eccli. XXVII, 4). » Tout l'édifice des vertus, s'il vient à perdre le soutien de ce don, tombe de suite en ruine. Aussi Salomon s'écrie-t-il: « Vivez chaque jour dans la crainte du Seigneur, parce que vous aurez l'espérance au dernier jour et votre attente ne sera pas enlevée (Prov. XXIII, 8). » De là vient aussi que l'Apôtre s'écrie : « Opérez votre salut avec crainte et tremblement (Phil. II, 13). » Et pourquoi multiplier les citations ? Religion et crainte sont choses corrélatives, et l'une ne peut demeurer sans l'autre. Ainsi « Corneille était un homme religieux et craignant Dieu (Act. X, 2),» et Siméon « était juste et timoré (Luc. II, 25). » Aussi Salomon donne cette leçon : « Craignez le Seigneur et gardez ses commandements (Eccle. XII, 18). » Nous devons avoir en nous ce sentiment de la même manière dont le bienheureux Job assure qu'il l'éprouve. « Il craignit toujours Dieu comme des flots qui se précipitent sur lui (Job. XXXI, 23). » Sous l'empire de cette crainte de Dieu, nous abandonnons tout, nous renonçons an monde, et ainsi que le Seigneur l'a dit, nous nous séparons même de nous. « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même (Luc. IX, 23). » Cette crainte divine rend soumis à la pauvreté celui qu'elle pénètre parfaitement et elle l'éloigne du mal. Elle est au premier rang parmi les grâces comme la pauvreté dans la série des béatitudes: C'est de cette pauvres que le Seigneur a dit, en la plaçant comme le fondement des autres vertus : « Heureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux leur appartient (Matth. V, 3). »

2. Le deuxième don est l'esprit de piété, semblable à la seconde béatitude de l'Evangile dont le Seigneur a dit : «Heureux ceux qui sont, doux, car ils posséderont la terre (Ibid.). » Dieu a dit, dans Isaïe, de ceux qui sont animés de cet esprit : « L'esprit du Seigneur est sur moi, il m'a envoyé prêcher à ceux qui sont doux (Isa. LXI, 1). » Moïse était aussi le plus doux des hommes qui vivaient sur la terre (Num. XII, 3). C'est de ces hommes que Job dit . « Le Seigneur élève très-haut les humbles : et il relève ceux qui sont affligés en leur accordant la sûreté. (Job. V, 12). » Aussi est-il dit de même du Seigneur : « il sauvera ceux qui sont humbles d'esprit (Psal. XXXIII, 19). » Au contraire, au sujet des orgueilleux, il est dit : « Dieu résiste aux superbes (Isa. IV, 6). ». « Le coeur s'exalte avant la ruine (Prov. XV, 18). » L'orgueil précipite de haut en bas, l'humilité élève de bas en haut. Enflé de superbe dans les cieux, l'ange tomba dans les enfers : en s'humiliant sur la terre, l'homme monte vers les cieux. Plus on est élevé, plus on doit être humble. Aussi est-il écrit : « plus vous êtes grand, plus il faut vous humilier (Eccli. III, 20), et vous trouverez grâce devant Dieu. » De là vient que le Seigneur lui-même dit à ses disciples : « Celui qui voudra être le premier parmi vous, sera votre serviteur (Matth. XX, 27). » Et encore : « Lorsque vous aurez accompli tout ce qui vous a été commandé, dites : nous sommes des serviteurs inutiles (Luc. XVII, 10). Le Seigneur dit encore : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur (Matth. XI, 29). » Sans l'humilité; toutes les autres vertus ne peuvent servir de rien. Aussi le bienheureux pape Grégoire, dit-il l'homme qui rassemble des vertus sans l'humilité, est comme celui qui porte de la poussière en plein vent. Car de même qu'un vent violent disperse la poussière et l'emporte, ainsi tout bien sans l'humilité est emporté par le vent de la vaine gloire. Un pécheur humble, est de beaucoup préférable au juste arrogant. C'est ce que le Seigneur nous montre évidemment dans le passage où il cite. L'exemple du Publicain et du Pharisien (Luc. XVIII, 10) ; c'est le jugement qu'a porté un certain sage qui a dit : mieux vaut une humble confession dans le mal qu'on a fait , qu'une exaltation superbe dans le bien qu'on a opéré.

3. Le troisième don est l'esprit de science, dont Salomon a dit : «Augmenter la science, c'est augmenter la douleur (Eccli. I, 18). » La véritable science, en effet, consiste à savoir que nous sommes mortels, faibles et fragiles, et que, dans cet exil, dans cette prison, dans ce pèlerinage, dans cette vallée de larmes, nous devons souffrir et pleurer. Aussi, dans la troisième béatitude qui correspond à ce don, il est dit « Heureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés (Matth. V, 5). » Et encore : « Malheur à vous qui riez maintenant: car vous pleurerez (Luc. VI, 25). » Voilà pourquoi Salomon s'est écrié : « Le rire se mêlera à la douleur, et le deuil occupe la fin de la joie (Prov. XIV,13). »

4. Le quatrième don est l'esprit de force, semblable à la quatrième béatitude évangélique : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés (Matth. V, 6).» En effet, l'homme qui a faim et soif de la justice, est fort, invincible contre toutes les adversités dont aucune ne le peut effrayer. Aussi Salomon a-t-il dit « Le juste est plein de sécurité comme un lion, il sera sans aucune crainte (Prov. XXXVIII, 1), » et encore: « le juste, quoi qu'il lui arrive, ne sera pas contristé (Prov. XII, 21). » C'est de cet esprit qu'étaient animés tous ceux dont parle l'Apôtre en disant : les saints ont éprouvé des railleries et reçu des coups; ils ont souffert, en outre, les chaînes et les emprisonnements, ils ont été lapidés, coupés, tentés, ils sont morts par le glaive. « Ils ont erré, couverts de peaux de brebis, de peaux de chèvres, indigents, dans l'angoisse , affligés, âmes célestes dont le monde n'était pas digne, courant dans les solitudes, se réfugiant sur les montagnes, dans les grottes et les cavernes de la terre (Hebr. XI, 36). » L'Apôtre en était aussi animé lorsqu'il disait : « Qui nous séparera de la charité de Jésus-Christ? Sera-ce la tribulation, etc. (Rom. VIII, 35) ? » Cet esprit supporte toutes les attaques de la malice d'autrui, et fortifie contre les pièges des ennemis. Aussi l'Époux, en faisant l'éloge de son épouse, dit-il: « Vous êtes belle, mon   amie, suave et belle comme Jérusalem, redoutable comme une armée rangée en bataille (Cant. VI, 3). »

5. Le cinquième don est l'esprit de conseil, qui fait avoir pitié et compassion des autres, il correspond à la cinquième béatitude : « Heureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront miséricorde (Matth. V, 7) » De là vient que Salomon a dit : « l'homme porté à la miséricorde sera béni (Prov. XXII, 9). » Nous pratiquons cette vertu en trois manières principales, ou bien quand nous accomplissons les six oeuvres que nous lisons dans l'Évangile, ou bien quand nous nous appliquons à corriger et à ramener dans le bien ceux qui s'en sont écartés, ou bien quand nous pardonnons facilement les injures qui nous ont été faites. C'est le second mode de clémence: je veux dire l'esprit de conseil, qui a porté Dieu à s'anéantir lui-même, à prendre la forme de serviteur, afin de pouvoir ainsi corriger la brebis égarée et la ramener à son propre bercail. C'est pour cela que l'Apôtre a dit: « Il s'est livré pour nos péchés, afin de nous arracher au siècle présent qui est si mauvais (Gal. I, 4). » Nous devons nous adonner à cette manière de conseiller, de la façon que l'Apôtre nous marque en ces termes : « Insistez avec opportunité, avec importunité (II Tim. IV, 2).» Il y a aussi une autre manière de conseiller, je veux parler de la vertu de discernement, par laquelle nous distinguons les vertus réelles de celles qui sont fausses et palliées, et par laquelle aussi nous reconnaissons Satan, l'auteur de l'hypocrisie. Car Satan, ainsi que l'exprime l'Apôtre, «c se transforme en ange de lumière (II Cor. XI, 14) : » et, selon la parole du bienheureux Cyprien, il suborne des ministres d'injustice, donnant la nuit pour le jour, la mort au lieu du salut. Ce don de conseil est la vertu maîtresse et souveraine de toutes les autres, elle les modère conséquemment toutes, les régit d'en haut et les retient avec liberté , pouvoir et discrétion, afin qu'elles ne s'écartent de la règle, ni en deçà ni au-delà. Aussi Boèce a-t-il dit : les vertus tiennent le milieu. Si on dépasse la borne, ou si on reste en deçà, on s'éloigne de la vertu.

6. Le sixième don, c'est l'esprit d'intelligence, se rapportant à cette sixième béatitude: «Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, parce qu'ils verront Dieu (Matth. V, 8). » Si le regard de l'esprit n'est point purifié avec soin, l'âme ne peut comprendre nettement, les choses divines et mystiques. Il est écrit, en effet : «L'Esprit-Saint de la discipline fuira la fiction et se dérobera aux pensées qui sont sans intelligence (Sap. I, 5). » C'est pourquoi Salomon a dit : « Les pensées mauvaises sont une abomination pour le Seigneur. Car les idées perverses séparent de Dieu (Sap. I, 3). » L'homme qui veut avoir une intelligence pure et lucide, doit donc s'appliquer à écarter les fantômes et les brouillards des mauvaises pensées, et à conserver son coeur en toute diligence et précaution. Aussi le même Salomon a-t-il écrit: «Gardez votre coeur avec toute l'attention possible, parce que c'est de lui que procède la vie (Prov. IV, 13). »

7. Le septième don est l'esprit de sagesse, c'est une saveur intérieure et un goût très suave. Aussi le Psalmiste en parle-t-il ainsi : « Goûtez et voyez que le Seigneur est doux (Psalm. XXXIII, 9). » Et ailleurs « Livrez-vous au loisir et voyez (Psal. XIV, 11). » Et encore : « Approchez-vous de lui, et soyez illuminés (Psalm. XXXVI, 6). » Par le goût extérieur de la sagesse divine, nous savourons à l'avance, quelque chose des réalités divines, c'est-à-dire, nous contemplons combien il est agréable de se trouver au milieu des choeurs des anges, où rien ne pourra se trouver de déplaisant, où rien ne pourra manquer de ce qui peut plaire. Cette septième grâce se rapporte à cette béatitude véritable, dont le Seigneur a dit : « Bienheureux ceux qui sont pacifiques, parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu (Matth. V, 9).» Effectivement, ceux qui ont l'esprit calme et serein, goûtent plus doucement et voient plus clairement. Car, plus un homme est sage, plus il se montre sage. D'où cette parole de Salomon : « La doctrine de l'homme se reconnaît à la patience. » Ailleurs, il est dit de ceux qui sont dans ce cas : « une grande paix est réservée à ceux qui aiment votre loi, et il n'y a pas de scandale pour eux (Psal. CXVIII, 165), » les sept grâces sont les sept femmes qui prirent un seul homme ; les sept esprits qui se reposent sur une fleur; les sept flammes qui brillent sur les chandeliers ; les sept yeux placés sur la pierre, les sept esprits qui se tiennent devant le trône de Dieu.

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Bernard de Fontaine

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/bernard/index.htm

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